PAP MONGALA

Section I : Identification de la Province et animateurs clés

  • Nom de la Province   : Mongala
  • Chef-lieu                    : Ville de Lisala
  • Superficie                   : 67 927 Km2
  • Répondant CAID-CP : EDUDU MILANGO Guelord

Téléphone : +243 820 514 915

E-mail: gedudu@caid.cd; guelorde@gmail.cd

  • Gouverneur de Province de la Mongala
  • Noms : LIMBAYA MBANGISA César
  • Téléphone : (+243) 81 27 30 443, 82 62 20 307
  • Population : 3 908 356  Habitants
  • Densité en 2022 : 57 Habitants/Km2
  • Carte administrative

Section II : Données géographiques, administrative et particularités de la Province

  • Historique de la création de la Province

La Province de la Mongala tire son nom de la rivière Mongala qui le borne au Nord et à l’Ouest.

« Mongala » est à l’origine un nom commun qui signifie « rivière », mais qui est devenu un nom propre.

Les peuples Boloki de Bobeka établis à son embouchure l’appelaient ainsi « Mongala », pour la distinguer du fleuve « Ebale ». On dit parfois « Mongala mwa Akula », Akula étant l’un des principaux villages de la basse Mongala, il s’agit donc d’une hydronymie.

Au début de la colonisation Belge au Congo, l’actuelle Province de la Mongala faisait partie intégrante du district colonial du Congo-Ubangi. Ce district sera subdivisé en 1955 en deux districts dont celui de Ubangi et de la Mongala et va demeurer district jusqu’à la date du 18/février/2006, où l’application de la décentralisation constitutionnelle de la République Démocratique du Congo l’érigera en Province. C’est seulement en Juillet 2015 que la Mongala sera effectivement considérée comme une nouvelle Province, avec une assemblée provinciale et un gouvernement provincial. 

  • Coordonnées géographiques 

La Province de la Mongala est située entre 5° de latitude Nord et 2° de latitude Sud et entre 16° et 25°de longitude Est. Il est situé dans la partie Nord-Est de la République Démocratique du Congo au Nord du grand Equateur et s’étend approximativement entre 1° et 3° de latitude Nord et 20° et 23° de longitude Est. Son altitude varie entre 350 et 500 m.

  • Sol, climat, relief et hydrographie :
  • Sol:

Le sol de la Province de la Mongala dépendra de la particularité du sol de chaque Territoire qui le compose :

  • Lisala: les sols du Territoire de Lisala sont extrêmement variés, les plus dominants sont sablonneux, sablo-argileux et latéritiques. Le taux d’argile varie entre 14 et 40% et celui des matières organiques dépasse rarement 2% et le pH oscille généralement entre 4 et 6.
  • Bumba : Le Territoire de Bumba a un sol riche en propriétés physiques et chimiques. Ses propriétés physiques sont notamment sa teneur en limon, calcaire, sable et argile et ses propriétés chimiques sont sa teneur en Azote (N), phosphore (P)  et calcaire, pour ne citer que ceux-là.
  • Bongandanga: Le Territoire de Bongandanga regorge un type de sol argilo-Sablonneux avec de petit montagnes, qui de fois pose l’impraticabilité de circuler convenablement sur tout le territoire ; néanmoins son sol est caractérisé par deux types de terres : terres jaunes et terres rouges.

Le sol de la Province de la Mongala a comme caractéristiques principales d’être lumineux-argileux,  argilo-sableux et sableux-argileux.

  • Climat :

La température est de 20.7° C minimum et de 30,7° C maximum, la moyenne journalière étant de 25,7° C. L’humidité relative est de 87%.

Les moyennes annuelles de températures maxima journalières se situent aux environs de 30°C. Les précipitations sont de l’ordre de 1800 mm par an et 150 mm par mois. Le nombre de jours de pluie oscille autour de 114.

  • Relief:

Le relief de la Province de la Mongala est constitué de dénivellations et de vallons. C’est dans cette Province que se situe la cuvette centrale qui se prolonge par un plateau en gradins d’une hauteur moyenne de 600 mètres, qui part de Zongo et couvre littéralement tout le district jusqu’à celui du Bas-Uélé. Le relief de la Province de la Mongala n’est par régulier. De plus il varie selon les Territoires, adoptant une forme de cuvette dans le Territoire de Bongandanga et une forme de collines entrecoupées de vallées dans les Territoires de Lisala et Bumba. Le relief de Bumba n’est pas homogène. Il varie d’un lieu à un autre. Mais dans l’ensemble, il présente un aspect relativement accidenté, avec un relèvement du sol vers le Sud-Est. Ceci explique le phénomène de ruissellement des eaux des rivières du Sud-Est vers l’Ouest, où elles se jettent dans la Mongala.

Le relief du Territoire de Lisala est caractérisé par des cuvettes et des collines, ce qui a conféré à son chef-lieu le nom de « Lisala Ngomba » (Lisala Montagne).  En parcourant la Mongala par la route, on rencontre des collines et des surfaces planes. Les routes sont souvent érodées et leur niveau a sensiblement baissé par rapport aux bords, qui restent surélevés. Le fond de ces bords est le siège des sables provenant de la reptation des grains de terre.

Bref, il s’observe dans le district de la Mongala : des reliefs tabulaires et des accidents géographiques au Nord de la localité de Bumba ; un relief accentué, accompagné d’actions erosives latérales vers le village Yamolengeli, à deux kilomètres de la dérivation carrossable vers Mioka (route Mondjamboli-Bumba) ; près de Lisala, sur la rive droite du fleuve, des collines pouvant atteindre 70 m de hauteur, connues sous le nom de « collines de Upoto ».

Pour ce qui est du climat de la Province de la Mongala, celui-ci appartient à la zone climatique Am, caractérisée par une saison sèche qui dure un mois, à l’exception du territoire de Bumba ou l’on observe deux saisons sèches durant respectivement un mois et demi et quatre mois.

  • Hydrographie :

La Province de la Mongala est constituée du bassin de la Mongala et des affluents du fleuve Congo au centre Sud. Le régime des eaux du bassin de la Province de la Mongala est essentiellement irrégulier, on distingue des mois de hautes, moyennes et basses eaux respectivement d’octobre à décembre, en janvier et septembre et de février à août.

En pèriode pluvieuse les débits sont très forts et les crues importantes, notamment après les gros orages. Mais ces débits diminuent assez rapidement après les tornades et bon nombre de marigots tarissent relativement vite après la saison sèche. Le lit vif lui-même devient alors sec et il ne subsiste que les algues d’eau, seuls les gros collecteurs conservent un débit important. L’hydrographie de la Province de la Mongala compte plusieurs cours d’eau, dont les plus importants sont le fleuve Congo et la rivière Mongala, Itimbiri et Lopori qui sont navigables.

Le fleuve constitue l’artère vitale en matière de transport, de commerce d’écoulement des produits. Sa largeur entre Lisala et Bumba et atteindre 2 km en certains endroits. Le territoire de Bumba comporte principalement deux réseaux hydrographiques : les eaux du Sud-Est se jetant dans la Mongala et celles du Nord-Ouest se jetant dans le fleuve Congo. Les grandes rivières qui arrosent ce territoire sont les suivantes :

  • Itimbiri : prend sa source dans l’Uélé en province Orientale et traverse le secteur Itimbiri auquel il a conféré son nom pour se jeter dans le fleuve Congo, un peu en amont de Bumba ;
  • Loeka dont la source se situe dans le territoire même forme la frontière naturelle avec le secteur d’Itimbiri et Loeka, celui-ci lui devant son nom, l’une de ses branches se jette dans Itimbiri, une autre se déverse directement dans le fleuve.
  • Molua qui traverse le secteur Molua auquel il a donné son nom et se jette dans le fleuve à Bumba ;
  • Mioka qui a deux sources forme la frontière entre les secteurs de Monjamboli et Banda-Yowa. Elle amasse ses eaux avec celles de la rivière Nkoy avant de se déverser dans le fleuve Congo non loin de Bolupi ;
  • Djambo qui sépare le territoire de Bumba et celui de Lisala et se jette dans le fleuve Congo aux environs de Boyange ;
  • Banda et Yowa : deux rivières qui baignent le secteur Banda-Yowa. Ces deux rivières se situant dans la partie Nord du territoire se deversent dans la Mongala ;
  • Mongala : rivière formée de Likame, de la Dua et de l’Ebola qui font leurs jonctions près de Businga dans la province du Nord-Ubangi. A noter que la source de la Dua est située dans le territoire de Bumba près de Tshimbi. La mongala est une longue rivière qui se jette dans le fleuve Congo au niveau de Mobeka dans le territoire de Mankanza, province de l’Equateur.


  •  
  • Subdivision administrative de la Province

La Province de la Mongala est constituée administrativement de trois Territoires. Le Territoire de Lisala, le Territoire de Bongandanga et celui de Bumba.

Elle comporte les villes de Lisala (chef-lieu de Province) et de Bumba.

Le Territoire de Lisala a une superficie de 18.417 km2. Ce territoire représente 27,15% de l’étendue de la Mongala. Il compte 3 secteurs à savoir : Ngombe-Doko, Ngombe-Mobangi et Mongala-Motima. On y retrouve également la ville de Lisala qui est le chef-lieu de province.

Le Territoire de Bongandanga a une superficie de 33.912 km2. Il représente 49,99% de l’espace de la Province de la Mongala, pratiquement la moitié de toute l’étendue de la Province. Le Territoire de Bongandanga compte les secteurs de Bongandanga, Bososimba, Bosodjanoa, Botewa et Bosomelo.

Le Territoire de Bumba a une superficie de 15.498 km2 et représente 22,84% de l’étendue de la Mongala. Il compte les secteurs de Bandayowa, Yandongi, Loeka, Itimbiri, Molua et Mondjamboli.

  • Particularités de la Province 

La Province de la Mongala est une Province avec beaucoup de potentialités de développement. Ceci se justifie par son emplacement au bord du fleuve, dont les richesses halieutiques sont impressionnantes. Grâce au fleuve Congo qui la longe, la Province de la Mongala est ouverte aux autres parties du Pays, notamment les villes de Kisangani, Mbandaka et Kinshasa la Capitale. Cette liaison naturelle facilite les échanges entre Lisala et le reste du Pays.

Son réseau routier la lie aussi aux corridors africains avec la route nationale numéro 6 (RN6) qui la longe. Cette route est Presque impraticable à ce jour suite à son délabrement. Sa modernisation permettra un véritable décollage économique et industriel de la Province

La Province de la Mongala dispose d’une vaste étendue de la forêt avec des essences d’arbres diversifiées, recherchées et appréciées dans l’industrie du bois. C’est le cas de l’afromosia, de l’iroko et le sapelli.

Une particularité très importante est que le sous-sol de la Province de la Mongala regorge du pétrole et autres minerais qui n’ont jamais été exploités à ce jour.

Section III : Vue socioéconomique de la Province

  • Les grandes entreprises de la Province, localisation et secteurs d’activités           
Territoire/VilleNombre des entreprises par catégorieNbre des banquesNbre des IMF
ABCD
Lisala0371132912
Bumba121106420
Bongandanga024331800
Total1711527113 

La catégorie A désigne les entreprises qui ont plus de 1.000 employés, dans toute la Province, c’est seulement la Plantation et Huilerie du Congo « PHC » à Yaligimba dans le Territoire de Bumba qui est dans cette tranche, cette entreprise se concentre sur la plantation des palmiers à huile et la production et la commercialisation. La catégorie B regroupe les entreprises qui emploient entre 101 et 999 employés. C’est essentiellement les entreprises œuvrant dans l’Agro-Industriel et là on peut citer la Société des Cultures au Congo à Binga dans le Territoire de Lisala et à Bosondjo dans le Territoire de Bongandanga. Cette entreprise existe depuis 1929 et aujourd’hui elle appartient au groupe Blattner. Les entreprises de la catégorie C embauchent entre 11 et 99 employés et là c’est généralement dans les secteurs de l’éducation et de la santé. La grande partie des entreprises de la Mongala se retrouvent dans la catégorie D qui regroupe les entreprises embauchant entre 1 et 10 personnes.

La ville de Lisala compte une agence de la banque Afriland et deux institutions de micro finance, la coopérative d’épargne et de crédit Bomengo et la coopérative d’épargne et de crédit Telema.

La ville de Bumba compte une agence de la banque Rawbank et une agence autonome de la banque centrale du Congo.

  • Principales zones de concentration d’activités économiques et défis majeurs

L’activité économique de la Mongala se concentre dans le secteur primaire et spécifiquement dans les secteurs de l’agriculture et forestier. Plus de deux tiers de la Mongala sont d’ailleurs recouverts par la forêt tandis qu’un peu moins d’un tiers est « anthropisé » occupé par des complexes agricoles et des zones des cultures pérennes

Certaines grandes firmes agro-industrielles sont présentes dans la Province. Nous pouvons citer la Société de Culture au Congo (SCC) à Binga et à Bosondjo dans le  qui entretient des plantations de palmier à huile, cacao et hévéa, le Centre d’Adaptation de l’Agriculture Industrielle (CDAI) à Boso-Modjebo, la CELCO Molaba ou encore Feronia de Yaligimba dans le Territoire de Bumba.

La ville de Bumba est le principal centre de concentration de l’activité économique, on y retrouve des grands magasins, des dépôts pharmaceutiques, des grands centres d’achat des produits agricoles destinés à l’exportation, des petites et moyennes industries tels que des savonneries, des dépôts de vente et de transit des produits manufacturiers. Cette ville contient un port public de la SCTP en état de vétusté et plusieurs ports privés. Ces ports soutiennent l’activité économique grâce à la présence du fleuve Congo qui longe cette ville en provenance de la ville de Kisangani (jonction avec la partie Est, Est-centre, Est-Nord et Est-Sud du pays) et en partance vers Mbandaka et Kinshasa (Jonction avec le reste du pays et l’extérieur).

Nous avons en deuxième lieu la ville de Lisala chef-lieu de Province. Cette ville, qui contient aussi un port de la SCPT sur le bord du fleuve Congo (port en état de vétusté), connait aussi un certain dynamisme économique.

Les défis économiques pour une meilleure relance de l’activé économique dans la Province de la Mongala sont multiples et se résument en :

  • Modernisation de la route nationale numéro 6 qui traverse la Province de la Mongala de Bunduki à Budjala sur une distance de 967 Km;
  • Modernisation des routes provinciales ou route de desserte agricole sur toute l’étendue de la Province;
  • La relance du chemin de fer Bumba vers Isiro avec un prolongement sur la ville de Lisala;
  • Construction du pont qui devra traverser le fleuve Congo et lier la ville de Lisala au Territoire de Bongandanga dans l’autre rive du fleuve ;
  • Électrification de la Province par l’érection des barrages hydro-électriques ;
  • Délocalisation et modernisation des aérodromes dans la Province et construction d’un aérodrome dans le territoire de Bongandanga ;
  • Prospection du sous-sol pour une exploitation rationnelle du pétrole et autres matières premières.
  • Principales infrastructures économiques et défis majeurs

La Province de la Mongala connait des difficultés énormes sur l’ensemble de ses infrastructures économiques de base qui impliquent des infrastructures telles que : marchés, écoles, hôpitaux, ports, aéroports, chemins de fer, infrastructures énergétiques, infrastructures de communication, etc.

Il est plus que nécessaire, comparativement à la taille de la Population de la Mongala de mener une étude sérieuse et approfondie sur le besoin en infrastructures économiques de base de cette Province. Car à ce jour, aucune enquête n’a été menée dans ce sens.

Tout ce que nous pouvons noter est que les infrastructures économiques de base de la Mongala sont pour la plupart celles héritées de l’époque de la colonisation Belge et donc, par manque d’entretien, sont dans un état de délabrement très avancée sinon hors d’usage.

  • Répartition des activités par secteurs d’activités économiques

Actuellement l’activité économique de la Mongala se concentre sur le secteur agricole et forestier. De ce fait, un tiers du territoire de la Mongala est occupé par les complexes agricoles et les zones d’agricultures permanentes.

Nous pouvons du moins présenter le tableau des produits ou matières à valoriser pour une meilleure répartition des activités économiques à la Mongala.

FilièresRessources à valoriserTypes d’industries à installer
Agro-industrieCafé et hévéa (pour les cultures pérennes),  maïs, banane, arachide, riz et autres fruits (mangues, avocats, etc…) et les produits de la pêcheUnité de séchage, unité de production de chips de patate douce et banane, la minoterie, fabrication des jus des fruits, unité de fabrication d’huile de soja, unité de production de l’eau minérale, la biscuiterie, unité de fumage des poissons, unité de production de pate d’arachide, etc…
Matériaux de constructionCalcaire, moellons, argile, boisCimenteries, unité de granulats, briqueteries, unité de production de la chaux vive et éteintes, menuiseries modernes.
EmballageBoisUnité de production d’emballage en bois déroulé.

Source : Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI), 2020

De ce potentiel industriel, nous pouvons aussi citer les ressources minières du sous-sol de la Province de la Mongala. Certaines sont déjà explorées (à l’exemple du pétrole) et en phase d’être extraites et d’autres encore non explorées (à l’exemple de l’or, du diamant, du cuivre à Bongandanga, etc.).

De ce fait, au regard de la situation actuelle, la répartition économique de la Mongala peut se résumer en ces différents secteurs :

ActivitéSituation actuelle
Agricole  Agricultures vivrières en exploitation et quelques entreprises d’exploitation agricole
Industrie alimentairePotentiel à développer
Industrie de constructionPotentiel à développer
Industrie d’emballagePotentiel à développer
Industrie minièrePotentiel à développer
  • De la production locale

Tous les Territoires de la Mongala produisent le café, l’huile de palme de manière artisanale et de manière industrielle à grande échelle grâce notamment à la présence des grandes entreprises qui y sont installées. Le bois est exploité de manière industrielle (avec des grumes destinées à l’exportation) dans le territoire de Lisala et les deux autres Territoires connaissent une exploitation artisanale.

La seule catégorie d’industrie qui existe est celle dans le secteur agricole. Avec des entreprises d’exploitation du palmier à huile installées dans les trois Territoires qui composent la Province et une entreprise d’exploitation forestière.

Les autres types d’industries ne sont pas présents dans la Province de la Mongala. Le bloc pétrolier de Bongandanga sera bientôt mis à l’exploitation, ce qui sera une première pour l’industrie extractive de la Province.

  •  
  • Des biens importés 
BiensProvenance
Sucre de Kwilungongo, Ciment Kongo Central
Huile végétale, lait en poudre, liqueur, œufs, semoule de maïs, margarine et mayonnaise.Kinshasa
Pomme de terre, haricotKivu
Produits pharmaceutiques issus des plantes et autres végétaux.Kinshasa et Kongo Central
Tous les produits de la quincaillerie, produits pharmaceutiques, produits de la plastification, emballage plastique, chaises, etc.Kinshasa

Les biens agricoles importés de l’extérieur via les autres Provinces de la RD Congo : il s’agit ici des aliments et des produits agricoles importés de l’extérieur du Pays et consommés directement par les ménages dans la Province de la Mongala.

Nous pouvons citer :

  • Le sel ;
  • Le riz importé ;
  • Les produits de conserve ;
  • Le lait en poudre et liquide ;
  • La semoule de Maïs ;
  • Les vivres frais surgelés ;
  • Le café et thé en sachet ;
  • L’ognon et l’Aï ;
  • La farine de froment ;
  • Le tabac ;
  • Produis pharmaceutiques issus des plantes et autres végétaux ;
  • Liqueur ;
  • Eau minérale.

Biens industriels importés de l’extérieur du pays via les autres Provinces du pays : plusieurs sortes des produits peuvent être listés ici.

  • Les véhicules d’occasion et neufs (Europe et Asie, via Kinshasa ou la partie Est) ;
  • Les motos neuves (Asie via Kinshasa)
  • La friperie et vêtements neufs (Europe, Asie et Amérique, via Kinshasa) ;
  • Tous les autres produits de quincaillerie (Asie via Kinshasa ou la partie Est) ;
  • Les pièces de rechanges autos (Asie via Kinshasa) ;
  • Les produits pétroliers (Afrique et Asie via Kinshasa ou la partie Est) ;

N.B : La Province ne connait pas encore des activités à caractère industriel dans le secteur des mines.

  • Taux de change et prix du carburant au litre à la pompe
Taux de change flottant et prix du carburant appliqué au mois de Janvier 2023
Vendeur : 1$ = 2150 CDFAcheteur : 1$ =2350 C
Prix du carburant Essence à la pompe1 Litre = 3600 CDF
Prix du Gasoil à la pompe1 Litre = 3000 CDF

Section IV : Brève présentation des données sectorielles

  • Situation sanitaire
  • Carte sanitaire (Nombre des ZS, HGR, CS et répartition par entité administrative)

La division provinciale de santé de la Mongala s’organise autour de sa division administrative, de ce fait que nous trouvons les différentes zones de santé liées aux trois Territoires que compte cette Province.

La Province de la Mongala compte 12 zones de santé, 307 aires de santé et 12 Hôpitaux Généraux de Référence.

  • Présence de l’hôpital provincial et services organisés, maladies récurrentes et profil épidémiologique.

Les maladies les plus récurrentes :

  • Paludisme ;
  • Diarrhée ;
  • Hypertension artérielle ;
  • Infections respiratoires aigües ;
  • Tuberculose ;
  • Cholera ;
  • Anémie ;
  • Poliomyélite.
  • Agriculture et défis de développement rural
  • Répartition de la production vivrière par Territoire (culture et poids de chaque entité)

La Mongala est une Province à vocation agricole et  une grande partie de la Population œuvre dans ce secteur. Néanmoins, l’agriculture pratiquée dans la Province de la Mongala reste une agriculture vivrière de survie, car les cultures industrielles ont été abandonnées depuis longtemps par les paysans suite au manque de débouchés.

Dans l’ensemble de la Province on dénombre 10 cultures vivrières reparties entre les céréales (Maïs et Riz), les tubercules et racines (Patate douce, ignames et manioc), légumineuses (haricots), oléagineux (arachides, soja, banane et banane plantain).

Le niveau d’évolution de ces différentes cultures de 2016 à 2019 est présenté dans les tableaux qui vont suivre.

  • Répartition de la production pérenne par Territoire (culture et poids de chaque entité)

Le projet PARRSA dans sa phase additionnelle a encouragé les paysans dans la réintégration des cultures pérennes du café et du cacao, mais de manière générale, ces cultures ont presque disparu et de ce fait les statistiques sur ces cultures n’ont pas été disponibles.

  • Défis du développement du secteur

Le défi dans le secteur de l’agriculture dans la Province de la Mongala est majeur. On peut aisément parler de la mécanisation, de la création d’une banque de crédit agricole, de la transformation des productions agricoles, des subventions d’état aux agriculteurs, de la modernisation des moyens de communication pour l’évacuation des produits, etc.

  • Education

La Province administrative de la Mongala compte actuellement 2 divisions éducationnelles et 11 sous-divisions éducationnelles.

Dans l’ensemble, les défis majeurs pour les deux divisions éducationnelles de la Mongala sont entre autres la multiplicité de nombre des écoles privées et non agrées, beaucoup de nouvelles unités et  de non payés, le manque de quantité suffisante des matériels didactiques, par endroit le manque d’écoles maternelles et les enseignants qualifiés se focalisent dans les villes en évitant l’intérieur par le fait de la différence de per diem.

  • Principales institutions d’enseignement supérieur et universitaire de la Province

Les principales institutions d’enseignement supérieur à la Mongala sont :

  • Université de Lisala (Unilis) dans la ville de Lisala ;
  • Institut supérieur des techniques médicales Kimbangu (ISTM/Kimbangu) dans la ville de Lisala ;
  • Institut supérieur pédagogique de Bumba (ISP/Bumba) dans la ville de Bumba ;
  • Institut supérieur des techniques médicales de Bumba (ISTM/Bumba) dans la ville de Bumba ;
  • CEPROMAD Bumba, dans la ville de Bumba.

En dehors de ces institutions énumérées ici, il existe plusieurs autres instituts supérieurs.

  • Environnement et enjeux de développement durable
  • Parcs et aires protégés par Territoire

Il n’existe pas de parc ni des aires protégées dans la Province de la Mongala. Néanmoins, il est important de signaler la présence d’une vaste zone forestière couvrant la majeure partie du Territoire de Bongandanga, de Lisala et une petite partie du Territoire de Bumba. 

  • Sites touristiques

Il n’y a pas de sites touristiques aménagés dans la Province de la Mongala. Ceci, malgré l’abondance de sa flore et de sa faune très diversifiées, ou de l’importance de sa contribution à l’histoire nationale de la colonisation à l’indépendance et de l’indépendance à nos jours.

  • Autres atouts écologiques

Avec une forte présence de la forêt équatoriale africaine, faisant partie intégrante du bassin du Congo et une flore et faune très diversifiée

La présence du fleuve Congo qui divise cette Province en deux en la traversant et d’autres grandes rivières comme l’Itimbiri ou la Mongala, tout ceci constitue des atouts écologiques non négligeables

  • Energie et accès à l’eau potable

Le potentiel solaire  de la Province de la Mongala est très élevé (supérieur à 5,5 kWh/m2/jr) et son potentiel éolien est très bas (inférieur à 1,8 m/sec).  Le plus important du potentiel énergétique de la province de la Mongala se situe au niveau de la biomasse-énergie. Cette dernière est présente dans la quasi-totalité de la province sous forme brute ou sous forme de déchets agricoles.

On compte 2 centrales thermiques dans la Province de la Mongala, l’une à Bumba avec 1 groupe installé de capacité 0,5 MW et disponible, l’autre à Lisala avec 3 groupes installés de capacité 0,792 MW et 0,264 MW de disponible, tous appartenant à la SNEL

Pour ses besoins en électricité, la Population recourt aux bois de la forêt et au charbon de bois pour la cuisson et aux panneaux solaires à très faibles capacités pour le besoin ménager.

Quelques individus s’organisent avec des groupes électrogènes à faible capacité de production pour leur propre besoin et fournissent aussi de l’électricité à quelques voisins moyennant paiement d’une somme d’argent.

Dans les villes de Bumba et Lisala, la REGIDESO grâce à l’agence allemande de développement a développé un système de fourniture d’eau avec des grandes citernes qui sont approvisionnées par la nappe créative et pompent l’eau dans des robinets communautaires où la population s’approvisionnent en eau moyennant une petite somme d’argent par bidon de 25 litres. La REGIDESO y organise aussi le raccordement pour quelques ménages et entreprises mais avec une très faible proportion.

Dans le reste des parties de la province non desservies par ce système, la population recourt aux eaux de pluie, des rivières, du fleuve et des forages pour se besoin en eau.

Le fleuve Congo et les cours d’eau de la Mongala (Molua, Langalanga, Mongala, Itimbiri, Lopori, etc.) ont un potentiel hydroélectrique de l’ordre de 8,2 MW alors que le besoin de la province se chiffre à 58,27 MW.

Il existe 5 sites hydroélectriques identifiés mais non évalués répartis dans les Territoires de Bumba, Bongandanga et Lisala.

Territoire/VilleEvaluésNon évaluésTotalPotentiel (Mw)
Bongandanga1(Bongandanga)1(Lopori)21.0
Bumba3(Molua 1 et 2, Itimbiri)1(Mozamboli)45.2
Lisala1(Langa langa)1(Koba)22.0
Total 8.2 Mw  

Source : Ministères de l’énergie et des ressources hydrauliques, Atlas des énergies renouvelables en RDC, Edition Janvier 2016, p260

Carte 2: Potentiel hydroélectrique de la Mongala

  • Déficit infrastructurel et niveau d’inter connectivité des réseaux locaux
  • Réseau routier (routes nationales, provinciales et routes d’intérêt local)

La principale route de la Province est la Route Nationale numéro 6 (RN 6), elle longe au Nord la rivière Itimbiri depuis Aketi jusqu’à Bumba puis continue de s’arc-bouter sur le fleuve Congo jusqu’à Lisala et Akula tandis qu’une myriade de branchements nord-sud se greffent à cette route pour relier l’intérieur des terres, de même des petites routes relient l’axe principal au fleuve. La route régionale secondaire du territoire de Bongandanga (RRS 317) suit le même schéma qu’à Lisala et Bumba, elle évolue parallèlement au fleuve bien qu’à une certaine distance. Les autres routes perpendiculaires à celle-ci sont des pistes qui la relient au fleuve.

Les trois grandes routes régionales prioritaires qui traversent verticalement la Province de la Mongala, le relient au Nord à Businga (depuis Lisala) (RR336) et Yakoma (depuis Bumba) (RR337), au sud, à la province de la Tshopo (en passant par Bongandanga) (RRP 309). En plus d’ouvrir la Mongala aux régions environnantes (Bas-Uélé, Sud-Ubangi, Nord-Ubangi), le réseau routier via son tronçon Lisala-Bumba, l’intègre dans un corridor régional de transport plus vaste, celui d’un axe transafricain : l’axe Gemena (Sud-Ubangi)-Lisala-Bumba (Mongala) (RN6) qui fait partie de l’axe transafricain Lagos(Nigeria)-Mombasa(Kenya).

Le premier programme prioritaire (PPP) du plan consensuel de transport en Afrique centrale (PDCTAC) de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) prévoit depuis 2007, le bitumage de la route Akula-Lisala-Bumba (346 km). Mais ce projet prioritaire transcontinental n’a pas encore été concrétisé.

Compte tenu de nombreuses rivières et nombreux ruisseaux qui drainent la région les routes sont entrecoupées de nombreux ponts, bacs et digues. Les routes croisent sans cesse les cours d’eau. Les ponts sont majoritairement en bois (grumes), parfois en métal.  De manière générale, les routes de la Mongala sont en mauvais état. Les seules routes dans un état acceptable sont celles de desserte agricole et cela grâce au Projet d’Appui à la Réhabilitation et la Relance du Secteur Agricole qui finance les travaux de réfection et d’entretien de ces routes.

Le réseau ferroviaire de la Mongala ne couvre que le Territoire de Bumba de Bunduki à la ville de Bumba où elle est reliée au port fluvial de la SCPT. Ce chemin de fer connait un prolongement vers la ville d’Isiro dans la partie Est du pays.

A ce jour, ce chemin de fer est impraticable et dans l’abandon. Il nécessite un processus de modernisation et de prolongement vers les territoires de Bongandanga en passant par le port fluvial de la SCPT Lisala.

  • Réseau fluvial, riverain et/ou lacustre

Le réseau fluvial de la Mongala a longtemps servi à faciliter l’approvisionnement  la Province de la Mongala en assurant la liaison entre Kisangani-Bumba-Lisala-Mbandaka-Kinshasa.

Au regard de sa géographie, la Province de la Mongala est coupée presqu’en deux partie par le fleuve qui la traverse, en laissant sur la rive droite (en provenance de Kinshasa) le territoire de Bongandanga et sur la gauche les Territoires de Lisala et de Bumba. Cette partie du fleuve est navigable toute l’année et connait des périodes des fortes crues qui causent des inondations, surtout vers les mois de Novembre et décembre.

Section V : Projet de développement en cours

  • Projet du gouvernement central

Le principal programme du gouvernement central actuellement en phase d’exécution est le programme de développement local des 145 Territoires de la République.

Les secteurs clés ou axes prioritaires de ce Programme dans la Province de la Mongala  sont :

  • La réhabilitation des routes de desserte agricole ;
  • Entretien des routes de desserte agricole ;
  • Construction des nouvelles micros centrales solaires ;
  • Construction des forages d’eau avec pompe intégrée ;
  • Aménagement des sources d’eau y compris l’option mini réseaux ;
  • Construction des marchés modernes ;
  • Construction des bâtiments administratifs et des logements pour les staffs dirigeants ;
  •  Développement des chaines des valeurs agricoles ;
  • Construction et équipements des centres de santé ;
  • Réhabilitation et équipements des centres de santé ;
  • Construction, réhabilitation et équipement d’écoles.

La RDC a mis en œuvre sur la période 2010-2020 deux cadres stratégiques de planification du développement de moyen terme afin d’offrir des meilleures perspectives de développement humain durable à sa population. L’objectif commun et partagé de ces cadres programmatiques, bien que l’ordonnancement des priorités ait évolué au cours de ces 2 cycles, était de réduire la pauvreté et les inégalités, créer des emplois décents et biens rémunérés, et assurer un développement équilibré des provinces et des territoires. Les résultats globaux sont cependant très mitigés, car les politiques de réduction de pauvreté et de soutien à la croissance engagées dans le cadre de ces plans n’ont pas touché les territoires ruraux, lesquels sont restés soumis à des niveaux de pauvreté très élevés et de développement humain très faibles comparés aux milieux urbains.

La priorité accordée à la lutte contre la pauvreté dans les zones rurales et périurbaines par le PDL est la charpente centrale de l’action gouvernementale déclinée dans le

Programme du Gouvernement approuvé par le parlement le 26 avril 2021. Cette priorité se justifie par l’ampleur des défis de la pauvreté multidimensionnelle, des inégalités et vulnérabilités sociales, ainsi que des risques systémiques auxquels la RDC est exposée.

Relever ces défis contribuera à consolider la stabilité sociale et à répondre à une grande partie des attentes des populations, notamment rurales, qui ont été des acteurs, entre autres, de l’alternance démocratique survenue en janvier 2019.

  • Projet du gouvernement provincial

Projet d’éclairage public dans les grands centres (villes et cités) avec des lampadaires à autonomie d’énergie solaire.

  • Projets mise en œuvre par les partenaires au développement

Le Projet de Développement du Système de la Santé (PDSS)  et le Projet Intégré de Réduction des Emissions Dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts dans la Province de la Mongala (PIRRED MO), sont les deux principaux projets des bailleurs et partenaires techniques au développement actuellement  en phase d’exécution dans la Province de la Mongala.

  1. Le Projet de Développement du Système de la Santé (PDSS) 

Opérationnel dans la Province de la Mongala depuis 2017, le PDSS est un projet gouvernemental financé par la Banque Mondiale ayant comme objectif d’accroitre l’efficience et l’efficacité du système de santé afin d’améliorer les résultats en matière de développement humain. Concrètement, le PDSS intervient dans l’amélioration de la gouvernance, l’accompagnement et renforcement des services de l’administration de la santé à travers le financement basé sur les résultats dont bénéficient les structures sanitaires de la province de la Mongala.

  • Projet Intégré de Réduction des Emissions Dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts dans la Province de la Mongala (PIRRED MO)

Ce projet vise la réduction de la dégradation des forets de la Mongala suite aux activités des ménages. Il est piloté par l’agence belge de développement, ENABEL depuis 2019.

Section VI : Dispositif CAID de suivi et orientation des décisions par niveau

  • De la collecte des données

Les missions de la CAID en provinces sont multiples telles que décrites dans les documents de correspondance officielle.

Administrativement à ce jour, les bureaux de la CAID en provinces s’organisent autour de la coordination provinciale et des bureaux CAID des villes administratives et des territoires.

Les agents de développement de la CAID dans les villes et territoires ont entre autres pour missions :

  • Procéder à la collecte des données dans les secteurs socio-économiques (éducation, santé, infrastructures,  énergie, agricultures, économie et mines) ;
  • Réaliser des enquêtes ménages sur la sécurité alimentaire, l’évaluation agricole et les marchés ;
  • Et autres spécifiées dans les correspondances officielles.
  • Des analyses

Dans le cadre des analyses des données collectées au niveau des villes et territoires, le coordonnateur provincial a entre autres pour mission de :

  • Vérifier la véracité des données collectées en premier filtre ;
  • Faire valider les données par un comité de validation incluant la province ;
  • S’assurer de la transmission des données à la coordination provinciale pour une analyse ;
  • Présenter les données publiées sur le site www.caid.cd aux autorités de la province ;
  • Et autres spécifiées dans les correspondances officielles.
  • De l’appui aux gouvernements provinciaux

Les agents de développement de la CAID au niveau des villes et Territoires procèdent :

  • Assurer le suivi et l’évaluation des programmes des partenaires au développement et du gouvernement central dans leurs entités d’affectation ;
  • Participer à des réunions d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi des différentes stratégies de développement dans les villes et territoires ;
  • Appuyer les autorités locales dans la formulation des besoins de développement à intégrer dans le plan et stratégies de développement;
  • Participer à des analyses de la situation socio-économique des villes et des Territoires ;
  •  Et autres spécifiées dans les correspondances officielles.

Le coordonnateur provincial de la CAID a pour mission dans le cadre de l’appui au gouvernement provincial de :

  • Participer aux travaux de planification, suivi et évaluation du plan de développement provincial ;
  • Assurer le suivi des projets de développement socioéconomique en province ;
  •  Prendre part aux ateliers de la sécurité alimentaire ;
  • Transmettre à la coordination nationale les différents projets de développement des Territoires à soumettre au gouvernement central ;
  • Et autres spécifies dans les correspondances officielles.

Quelques réalisations de la cellule d’analyse des indicateurs de développement (CAID) dans la Province de la Mongala :

  • Mise en place d’un logiciel pour le volet suivi du projet PARRSA II (Banque mondiale);
  • Participation aux enquêtes sur la sécurité alimentaire (FAO, PAM, Banque mondiale)
  • Participation aux travaux sur les campagnes agricoles (PAM);
  • Participation à la réalisation du recensement général des entreprises (Banque Mondiale, INS) ;
  • Participation à l’atelier provincial sur les projets à retenir dans le cadre du plan de développement local des 145 territoires (gouvernement central) ;
  • Collecte et analyse des données socioéconomiques (Bureaux des territoires).

Section VII : Défis majeurs pour le développement de la Province

  • Stabilité des institutions, gouvernance et restauration de l’autorité de l’Etat

Depuis le début de cette magistrature, la province de la Mongala a connu une période de trouble politique avec des changements des gouverneurs à la tête de la province, de sorte qu’elle a connu quatre gouverneurs successifs. Mais depuis le vote de l’actuel gouverneur Son Excellence Me César LIMBAYA MBANGISA, il y a eu un retour à la stabilité politique dans la province.

L’assemblée provinciale de la Mongala a connu deux présidents qui se sont succédés au perchoir de cette institution politique.

Dans l’ensemble, il règne une stabilité politico-administrative dans la province au niveau des Territoires, des secteurs et des groupements où l’autorité de l’état est garantie.

  • Des infrastructures

Pas un seul mètre des routes de dessertes agricoles et de la route nationale numéro 6 est asphalté.

Toutes les routes de la Mongala sont en terre bâtie malgré la forte pluviosité de la province de la Mongala.

Actuellement la route nationale numéro 6 dans son tronçon compris entre Bunduki – Lisala est dans un état d’impraticabilité.

L’avenue du fleuve dans la ville de Bumba est en train de disparaitre par manque de modernisation de cette route, car actuellement en terre bâtie, le fleuve est entrain de la gratter et de gagner son espace.

La ville de Lisala, malgré qu’elle soit construite sur une vallée montagneuse comme celle de Matadi, n’a pas de terrassements ou de canalisation pour les eaux des pluies. Les seules canalisations qui existaient dans cette ville sont celles laissées par l’administration coloniale belge et actuellement inexistante. Cela a pour conséquence, des très vastes érosions en pleine ville de Lisala au risque de connaitre carrément une disparition de cette ville.

Les aérodromes de la ville de Bumba et Lisala sont ceux laissés par l’administration coloniale belge et actuellement regagnés par les habitations des populations. L’aérodrome de Bumba a une piste en terre bâtie et celui de Lisala avec une piste sur gravier en état de délabrement très avancé.

Les ports de Lisala et Bumba aussi avec des grues datant de la colonisation sont tous dans un état de délabrement. De manière générale, toutes les infrastructures de la Province de la Mongala sont à réhabiliter.   

  • Des initiatives locales de développement

Actuellement, le gouvernement provincial travaille sur l’éclairage public dans les villes de Bumba et Lisala, avec des lampadaires à panneaux solaires.

Section VIII : Atouts et opportunités de développement de la Province

  • Dotation en ressources naturelles

Hormis la présence de la dense forêt équatoriale africaine dont nous avons déjà fait allusion, nous pouvons aussi parler du potentiel hydrographique de la province de la Mongala.

Nous pouvons en énumérer quelques-unes des rivières   de la Mongala comme suit : 

  • Le baie du fleuve Congo et la rivière poissonneuse de Lopori : si la pèche est bien organisée, les poissons seront bien conservés pour le commerce dans les autres territoires et vers d’autres pays, ainsi se débouchera des nouveaux emplois et le taux de chômage sera réduit et les ménages auront des revenus suffisants
  • Les rivières qui permettent les échanges commerciaux entre divers territoires. Si la circulation par bief navigable augmente avec des pirogues et bateaux de bon état cela aura un impact positif sur les revenus des ménages.

Une fois que les infrastructures adéquates construites sur ces différentes rivières, ceci peut permettre une fluidité des échanges économiques entre différents territoires de la province mais aussi et surtout entre la province et le reste du pays.

La Province possède un sous-sol riche en minerais à l’exemple du pétrole non encore exploité jusqu’à ce jour.

  • De la démographie et capital humain

La jeunesse Mongalaise peut constituer au moins 75% de sa Population totale, une fois le système éducatif de la province revalorisée une véritable politique d’emploi pour absorber la main d’œuvre juvénile disponible,  la province ne manquera pas d’entamer son décollage économique.

  • Coordination des politiques sectorielles et potentiels d’entrainement

La coordination des politiques sectorielles peut se résumer par le tableau suivant :

ProvinceStratégie sectorielle de développementZones ciblesCe qui bloquePréalablesEffets d’entrainement attendusPolitique de suiviDéclinaisons avec les autres stratégies existantes
MongalaRéhabilitation des Infrastructures routières,  Relance de l’Agriculture, Redynamisation du Commerce,Bumba, Lisala et BongandangaManque des routes bien aménages, Manque d’initiative locale et investisseursEtudes sectorielles menées, Définir les priorités en termes de développementLes autres secteurs économiquesCoordination provinciale et agents de développement de la CAIDVendre la Province de la Mongala avec ses différents atouts et potentialités existantes et réelles

Source : coordination provinciale de la CAID. Janvier/2023

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