Section I : Identification du Territoire
- Nom du Territoire : BANALIA
- Chef-lieu : BANALIA
- Agent CAID: RAMAZANI MWASSA Ray
- Téléphone: +243 817 653 142
- E-mail: rramazani@caid.cd, rmwassa@gmail.com
- Administrateur du Territoire : AKPAMBA SINANGWANA Gilbert
- Téléphone : +243 819 153 638
- Superficie : 24 430 Km²
- Population : 493 697 Habitants
- Densité : 20 Hab/Km2
- Carte administrative
Section II : Données géographiques, administrative et particularités du Territoire
- Historique
Le Territoire de Banalia a été créé par l’ordonnance N°40/A.I.MO du 15 mars 1933 de l’autorité coloniale. Le Territoire de Banalia est une entité déconcentrée de la Province de la Tshopo depuis la transmission du circulaire N°001/MININTERSEC/2015 du vice – Premier Ministre, Ministre de l’intérieur et sécurité.
- Coordonnées géographiques :
Le Territoire de Banalia est situé au Nord de la Ville de Kisangani (à 128 Km) avec 432 mètres d’altitude, 1°33’0’’ de latitude Nord et 25°12’60’’ de longitude Est.
Il est limité :
- Au Nord : par la Province de Bas-Uélé ;
- Au Sud : par la Ville de Kisangani ;
- A l’Est : par le Territoire de Bafwasende ;
- A l’Ouest : par les Territoires d’Isangi et Basoko.
- Sol, climat, relief et hydrographie
Le Territoire de Banalia bénéficie d’un sol argilo-sablonneux. Il est dominé par le climat tropical avec alternance de deux saisons (A et B) et deux sous saisons. La saison A comprend la grande saison sèche (du 15 Janvier au 15 Avril) et la petite saison (du 15 Juillet au 15 Octobre). La saison B quant à elle comprend la grande saison de pluie (du 15 Octobre au 15 Janvier) ainsi que la petite saison de pluie (du 15 Avril au 15 Juillet). Son relief est formé de la forêt tropicale.
Ce Territoire est traversé par de nombreuses chutes et cours d’eaux, à savoir : la rivière Tele au Nord, la rivière Aruwimi de l’Est à l’Ouest en passant par le centre et enfin la rivière Lindi au Sud.
- Subdivision administrative
Le Territoire de Banalia compte quatre (4) secteurs (Bamanga, Bangba-Banalia, Popoyi, Baboa de Kole) et une chefferie (Baboro) qui comprend 30 groupements 402 villages.
| N° | SECTEUR/CHEFFERIE | CHEF-LIEU | Distance par rapport au centre |
| 1 | Bamanga | Bengamisa | 78 Km |
| 2 | Bangba-Banalia | Ngode | 7 Km |
| 3 | Popoyi | Babise | 101 Km |
| 4 | Baboa de Kole | Kole | 80 Km |
| 5 | Baboro | Bondjala | 16 Km |
- Particularités du Territoire
Le Territoire de Banalia se distingue des autres Territoires par la présence de ses minerais (Diamant, Or et Fer non exploité), de son poisson appelé « Sulu », des pygmées dans le secteur Popoyi plus précisément dans le groupement Bangbo.
Section III : Vue Socioéconomique du Territoire
- Les grandes entreprises, localisation et secteurs d’activités
Jadis le Territoire avait deux grandes entreprises agricoles (TRANSCO qui exploitait l’huile de palme et hévéa à Belgika à 68 Km du chef-lieu et CABEN Cacaoyer de Bengamisa qui exploitait le cacao dans le secteur de Bamanga). Actuellement, il n’y a plus de grandes entreprises dans le Territoire.
Nous sommes dans l’attente et l’espoir que le CABEN reverra un jour son ancien succès car ses plantations de cacao existent mais vieillies et attribuées aux individus pour l’exploitation.
Les entreprises sont toutes de la catégorie D n’employant que les membres de la famille (Boutique, Pharmacie, Alimentation, hydrocarbures). Elles sont dénombrées à 14 possédants des numéros RCCM et sont situées au centre, à Panga 144 Km, à Mangi 132 Km, à Belgika 68 Km.
Il n’y a pas d’agences de transfert, pas des Banques, ni les institutions des microfinances dans le Territoire de Banalia.
- Principales zones de concentration d’activités économiques et défis majeurs
Les activités économiques sont concentrées au chef-lieu (Banalia), à Mangi dans le secteur Baboa de Kole (à 132 Km du centre), à Panga dans le secteur Popoyi (à 144 Km), à Belgika dans le secteur de Bamanga (à 68 Km du centre).
Les défis majeurs sont le mauvais état des routes (de desserte agricole et RN4 Ouest), le manque des marchés permanents ainsi que l’énergie.
- Principales infrastructures économiques et défis
Le Territoire de Banalia possède des ponts à bascules tels que LINDI (218 mètres linaire situé sur la rivière qui porte le même nom à 92 Km du centre), KOLE à 69 Km du centre et TELE situé à 110 Km qui fait la frontière entre la Province de la Tshopo et celle du Bas-Uélé. Notons que ces ponts ont été réhabilité par l’entreprise française « Matières » dans le cadre de la réhabilitation de la route nationale N°4 (RN4) Beni-Kisangani-Bunduki, deux marchés construits (marché central de Banalia et Belgika), un Bac de l’office de Route pour la traversée sur la rivière Aruwimi.
La construction des marchés dans tous les secteurs ainsi que la réhabilitation des routes pour les relier s’avèrent très nécessaire.
- Répartition des activités par secteurs d’activités économiques
| Territoire de Banalia | ||
| Principale Source de revenu | Agriculture | 70% |
| Pêche | 1% | |
| Elevage | 7% | |
| Commerce | 11% | |
| Métiers informels | 5% | |
| Travail salarié | 3% | |
| Autres | 3% | |
| Total | 100% | |
- De la production locale
Le Territoire est réputé pour sa production de céréales (maïs et riz paddy), les légumineuses (niébé), les oléagineux (arachide), les tubercules (manioc, patates douce, Igname et banane plantain) et les produits de cultures pérennes (Café, huile de palme, Cacao). Il faut noter que le Territoire est bien connu par sa production de la marque de riz « Bamanga ». Dans le secteur minier, on note l’exploitation et la production du Diamant et de l’Or.
- Des biens importés
| Biens | Provenance |
| Huile de palme, poissons salés, arachides | Bas Uélé |
| Haricot, Lait, Farine de blé et de Maïs, Poissons salés, Sel, Sucré, Savon, Friperie, Carburant | Kisangani |
- Taux de change et prix du carburant au litre à la pompe
| Taux de change flottant et prix du carburant appliqué au mois de Janvier 2023 | |
| Vendeur : 1$ = 2100 FC | Acheteur : 1$ =2450 FC |
| Prix du carburant à la pompe | 1 Litre = 4000 FC |
| Prix du Gasoil à la pompe | 1 Litre = 4800 FC |
Section IV : Brève présentation des données sectorielles
- Situation sanitaire
Le Territoire de Banalia compte deux zones de santé (ZS de Banalia et ZS de Bengamisa). La zone de santé de Banalia comprend un HGR (hôpital général de référence), 20 centres de santé tandis que celle de Bengamisa enregistre un HGR, 17 centre de santé.
Les Maladies Récurrentes sont :
- Paludisme ;
- Infections respiratoires aiguës ;
- Diarrhées simples ;
- Fièvre typhoïde ;
- Méningite ;
- Rougeole.
- Profil épidémiologique : le Territoire de Banalia est dominé, sur le plan de la morbidité par le paludisme, la diarrhée simple et la rougeole. Signalons aussi la méningite qui avait fait rage dans la Zone de santé de Banalia.
- Agriculture et défis majeurs de développement rural
| Production vivrière | Production pérenne | ||
| Produits | Bassin de production | Produits | Bassin de production |
| Riz, maïs, Banane plantain, manioc, patate douce et arachide, haricot (Niébé) | Badambila, Yambelo, Banalia centre, Kole Bongoza, Mambo, ZambekeBobenge, Mangi, Panga village | Café, cacao, Huile de palme et Hévéa | Badambila, Yambelo, Banalia centre, Kole Bongoza, Mambo, ZambekeBobenge, Mangi, Panga village |
Les défis majeurs de développement du secteur agricole dans Le Territoire restent le faible taux d’accès aux services sociaux de base (encadrement, structuration et appuis aux producteurs) et le déficit infrastructurel, particulièrement les routes et voies d’évacuation, en plus de la structure des marchés locaux.
- Education
Le Territoire de Banalia est compte deux sous divisions éducationnelles à savoir : le sous division de Banalia 1 au chef-lieu avec 204 écoles dont 134 primaires et 68 secondaires et la sous division Banalia 2 à Kole situé à 80 Km qui est née récemment.
En ce qui concerne l’enseignement supérieur et universitaire, il y a l’Institut Supérieur d’Etudes Agronomiques de Bengamisa (ISEA/Bengamisa) situé dans le secteur de Bamanga à 68 Km du chef-lieu. Ce Territoire n’a pas d’Université.
- Environnement et enjeux de développement
Le Territoire de Banalia a une grande forêt riche en faune (Léopard, Okapi, Antilopes,…) et flore (Afromosia, Ebène, Limba,…)
- Energie et accès à l’eau potable
Ce Territoire ne dispose pas d’une station de la REGIDESO ni de la SNEL. Grâce au projet village assaini, le Territoire possède des forages, des puits et sources aménagées. L’accès à l’eau potable reste très faible parce que beaucoup de ces ouvrages cités précédemment ne sont plus entretenus. L’électricité est fournie par les réseaux privés à l’aide des groupes électrogènes moyennant une somme d’argent pour quelques heures.
- Déficit infrastructurel
Le Territoire bénéficie la RN4 Ouest avec 220 Km non asphalté et en moyen état, une route provinciale en mauvais état ainsi que plusieurs routes de desserte agricole en mauvais état (Panga 149 Km, Mangi 52 Km, Mara 45 Km, Bomboma 19 Km, Abulakama + 16 Km, Kapalata + 18 Km,…)
Section V : Projet de développement en cours
- Projet du Gouvernement central
Dans le cadre de PDL 145 Territoires initié par le Gouvernement central, il est prévue la construction des écoles, des centres de santé, de deux marchés modernes, la réhabilitation et entretien des routes de dessertes agricoles, la construction des forages avec bornes fontaines, des bâtiments administratifs, d’une mini centrale solaire et logement ainsi que l’appui en intrants agricoles, l’accompagnement et la professionnalisation des producteurs agricoles des filières porteuses.
- Projet de mise en œuvre par les partenaires au développement
| Structures | Projet |
| ENABEL | Projet d’appui à l’agriculture de la Tshopo (PRODAT) |
| IMA | Santé |
| Unicef | Vaccination et nutrition |
| Organisation mondiale de la Santé (OMS) | Surveillance épidémiologique et vaccination |
Section VI : Défis majeurs pour le développement du Territoire
- Des infrastructures
- Le non-respect de tonnage par les conducteurs pour le passage sur certains ponts et dalots ;
- Le non prise en charge de la maintenance de la RN4 ;
- L’inexistence de ponts ou dalots sur certains axes de routes de desserte agricole ;
- Les routes secondaires et de dessertes agricoles pouvant reliées les bassins de production entre eux et les centres de négoce sont malheureusement dans un état de délabrement pour leur grande majorité.
- Des initiatives locales de développement
Les paysans se sont constitués en CLD (comité local de développement) essaient de faire l’entretien de quelques tronçons routiers malheureusement ils ne sont pas accompagnés et éprouvent d’énormes difficultés car sous équipés et non formés en méthode HIMO.
Le besoin en infrastructure est énorme en commençant par l’administration du Territoire ; en éducation, il y a encore plus de 687 classes en paille qu’il faut remplacer en dur, quelques centres de santé, des centres de formation à construire, des routes de desserte agricole à réhabiliter, etc.
Section VII : Atouts et opportunités de développement
- Dotation en ressources naturelles
Avec sa grande forêt riche en faune (Léopard, Okapi, Antilopes,…) et flore (Afromosia, Ebène, Limba,…) pourrait attirer les investisseurs pour la création de jardins zoologiques et botaniques bien qu’il a une réserve faunique (Rubi-Tele) à la frontière et gère par l’ICCN bas-Uélé.
Son climat à deux sous saisons pourrait faire du territoire un grenier agricole. La présence des chutes et rapides dans les rivières Aruwimi et Lindi occasionneraient la construction des mini centrales hydroélectriques. La présence en abondance du Fer est une bonne opportunité pour l’implantation d’une sidérurgie, l’abondance de l’or et Diamant susciteraient une exploitation industrielle au détriment de l’artisanale.
Avec ses chutes et rapides, les rivières Aruwimi et Lindi constitueraient des beaux sites de tourisme.
- De la démographie et capital humain
La croissance de la population constitue une main d’œuvre importante pour l’agriculture et les mines. Le renforcement des capacités humaines dans le domaine de l’agriculture et le développement des programmes adaptés aux réalités minières du Territoire s’avèrent important pour la prise en charge du développement par les communautés locales.
