FICHE D’IDENTITE DU TERRITOIRE D’OPALA

Section I : Identification du Territoire

  • Nom du Territoire                             : OPALA
  • Chef-lieu                                            : OPALA
  • Agent CAID                                      : Jackson BAHATI KANOZIRE

Contact                                              : +243 824953225

Adresse mail                                      : jbahati@caid.cd

  • Administrateur du Territoire             : Médard ELONGE
  • Superficie                                          : 26 239 km²
  • Population et densité (INS 2022)
  • Carte administrative

Section II : Données géographiques, administrative et particularités du Territoire

  • Historique de la création du Territoire

Le Territoire d’Opala est situé au Sud-Ouest de la Ville de Kisangani et fut créé à la période de la colonisation belge par l’ordonnance n°70/2 du 1er avril 1913 du Gouverneur de District d’Aruwimi.

  • Coordonnées géographiques

Il est situé entre 0°30’22,81824’’ de Latitude Sud, 24°13’44,40108’’ de Longitude Est et 378 m d’Altitude.

Le Territoire d’Opala est limité :

  • Au nord par le Territoire  d’Isangi (nord-est) ;
  •  A l’est par le Territoire de Yahuma ;
  • Au sud par les Territoires de Kailo (au Sud-Ouest, dans la Province du Tshuapa) et de Lomela (dans la Province du Sankuru) ;
  • A l’ouest par le Territoire d’Ubundu.
  • Sol, climat, relief et hydrographie

Les  sols  sont  globalement  ferralitiques a texture sablo-argileuse.  Ils  sont  riches  en  oxydes  de  fer  et d’aluminium  mais  très  pauvres  en  humus  et  en  bases  échangeables  favorable pour l’agriculture.

Le  climat  général  qui  y  prévaut  est  de  type  équatorial  caractérisé  par  des  précipitations  annuelles  élevées,  dépassant presque 1800  mm et  l’absence  d’une  saison  sèche  marquée.  La  température moyenne annuelle est de 24,6°C.

Le Territoire d’Opala est entièrement situé dans la Cuvette centrale congolaise qui est une vaste dépression à fond plat, où l’on rencontre, sur des larges étendues, des bas-fonds hébergeant une multitude de marais particulièrement en saison pluvieuse.

L’hydrographie est caractérisée par un long lit de l’affluent Lomami qui se jette dans le fleuve Congo après être alimenté par les rivières Lobaïe, Lokilo, Etoli, Elipa, Lombo, Ndulu, Lotanga et Lokona. La rivière Lomami relie le Territoire d’Opala à celui d’Isangi où elle se jette dans le fleuve Congo.

Originellement,  le  Territoire  d’Opala  appartient  à  la  grande  forêt  équatoriale  ombrophile, dense  et  humide.  Cette  végétation  naturelle  est  actuellement  clairsemée  par  l’exploitation agricole et l’installation des villages. La  végétation  actuelle  est  constituée  des jachères arbustives de divers âges, des forêts secondaires  et  des plantations (hévéa, palmier à huile, caféiers).

  • Subdivision administrative du Territoire

Le  Territoire  d’Opala  est  composé  de  11  collectivités  dont  6  chefferies  et  5  secteurs.  Il  est subdivisé en 53 groupements et 365 villages.

Il s’agit de : 

  • Secteur de Balinga-Lindja ;
  • Secteur d’Iye ;
  • Secteur de Lobaïe ;
  • Secteur de Tooli ;
  • Secteur de Yawende-Loolo ;
  • Chefferie de Kembe ;
  • Chefferie de Mongo ;
  • Chefferie de Yalingo ;
  • Chefferie de Yapandu ;
  • Chefferie de Yayango ;
  • Chefferie de Yomaïe. 
  • Particularités du Territoire

Le Territoire d’Opala abrite la grande partie du Parc de la Lomami avec ses différents espèces fauniques et arbres rares. Il est considéré par beaucoup comme le principal fournisseur de riz de qualité à la ville de Kisangani.

Le sous-sol du Territoire d’Opala contient des ressources telles que le diamant et l’or exploités artisanalement dans les secteurs de Lobaïe et Yawende-Loolo ainsi que dans les chefferies de Yeyango et Yomaïe.

Section III : Vue socioéconomique du Territoire

  • Les grandes entreprises du Territoire, localisation et secteurs d’activités

Ce Territoire ne dispose pas de grandes entreprises.

  • Principales zones de concentration d’activités économiques et défis majeurs

Les principales zones de concentration d’activités économiques sont Opala centre à 260 km de la ville de Kisangani et à Yatolema à 90 km de la ville de Kisangani où sont installés la majorité des opérateurs économiques œuvrant dans différents secteurs.

Les défis majeurs pour les activités économiques pour ces zones sont principalement :

  • La forte dégradation des routes qui ne facilite pas l’approvisionnement et l’évacuation des produits ;
  • Le manque de moyen de transport pour s’approvisionner en produit ou évacuer les produits agricoles vers les grands centres de consommation ;
  • Les tracasseries intempestives des services publics de l’Etat sur des opérateurs du secteur de transport ainsi que des multitudes des barrières érigées ;
  • Le faible pouvoir d’achat de la population suite au chômage dû à l’inexistence de grandes entreprises dans le Territoire pour absorber les mains d’œuvre.
  • Principales infrastructures économiques et défis majeurs

Les principales infrastructures économiques sont les bacs sur la rivière Lobarie et Lomami,  les dépôts pour la conservation des produits agricoles, le marché central d’Opala et le pont Lombo sur la rivière Lombo.

Les défis majeurs pour les infrastructures économiques sont :

  • Le manque d’entretien et maintenance des bacs ;
  • Le manque de courant électrique pour faire fonctionner les décortiqueuses et les moulins ;
  • Le marché central d’Opala est inachevé (un seul pavillon au lieu de deux comme prévu) ;
  • Yatolema, une zone de concentration des activités économiques ne dispose pas d’un marché construit.
  • Répartition des activités par secteurs d’activités économiques
Secteur d’activitésBranche%
AgricultureVivrières, pérennes et maraichères60
ÉlevageGros et petit bétail5
CommerceAlimentaires et non alimentaires20
PêcheArtisanale et Pisciculture10
AutresExploitations minières5
TOTAL100

Quelques petites entreprises privées existantes œuvrent dans le commerce des produits manufacturés (habillement), pharmaceutiques, pétroliers, des pièces de rechange et rizerie.

Les ménages de ce Territoire pratiquent plusieurs activités à la fois pour subvenir aux besoins de leur foyer. Ainsi un ménage peut pratiquer à la fois l’agriculture et/ou la pêche et faire un métier professionnel ou le petit commerce.

  • De la production locale

Les produits agricoles du Territoire sont les céréales (maïs et riz paddy), les légumineuses (niébé), les oléagineux (arachide et soja), les tubercules, racines et fruits (manioc, patates douce, Igname et banane plantain) et les produits de cultures pérennes (café et huile de palme).

Les produits industriels : Il n’existe pas vraiment d’industries dans le Territoire à part quelques rizières reparties dans les différents bassins de production qui disposent des machines décortiqueuses de riz paddy et des moulins pour moudre les tubercules de manioc et le maïs.

Les produits miniers : le diamant et l’or sont exploités artisanalement dans les secteurs de Lobaïe et Yawende-Loolo ainsi que dans les chefferies de Yeyango et Yomaïe à moindre production compte tenu de l’inexistence des exploitants miniers industriels ou semi-industriels.

  • Des biens importés
OPALAProduitsProvenance
Haricot, Farine de blé et maisKisangani
Produits manufacturés, FriperieKisangani
 CarburantKisangani
 Viande de brousse et Poisson fuméTerritoire d’Ikela (Province de Tsuapa)
  • Taux de change et prix du carburant au litre à la pompe
Taux de change flottant et prix du carburant appliqué au mois de Janvier  2023
Vendeur : 1$ = 2000 CDFAcheteur : 1$ = 2000 CDF
Prix Essence à la pompe1 Litre = 4000 CDF
Prix Gasoil à la pompe1 Litre = 5000 CDF

Il n’existe pas de station-service dans le Territoire mais plutôt de petits revendeurs communément appelé « Kadafi ».

Section IV : Brève présentation des données sectorielles

  • Situation sanitaire

Le Territoire d’OPALA compte 2  zones de santé (Opala et Yaleko) avec chacune un hôpital général de référence et 44 centres de santé, dont 23 dans la zone de santé d’Opala et 21 dans la zone de santé de Yaleko. L’hôpital général de référence d’Opala a une capacité d’accueil de 100 lits mais 65 lits seulement sont installés. Tandis que l’hôpital général de référence Yaleko a une capacité d’accueil de 100 lits mais 40 lits seulement sont installés. La zone de santé d’Opala couvre 8 Secteurs du Territoire, plus la moitié du Secteur de Balinga-lindja alors que la zone de santé de Yaleko couvre seulement deux Secteurs et le reste du Secteur de Balinga-lindja.

  • Maladies récurrentes :
  • Paludisme ;
  • Infection respiratoire aigüe ;
  • Diarrhée simple ;
  • Anémie ;
  • Fièvre typhoïde.
  • Profil épidémiologique

Le profil épidémiologique du Territoire d’Opala est dominé, sur le plan de la morbidité, par les principales pathologies suivantes : le paludisme, les  infections  respiratoires  aiguës, la fièvre typhoïde et la diarrhée sanglante. Ce Territoire est confronté aux autres pathologies constituant  des  problèmes  de  santé  publique  à  savoir  la trypanosomiase humaine africaine, l’onchocercose, la tuberculose, la lèpre et le VIH/SIDA.

  • Agriculture et défis de développement rural
  • Répartition de la production vivrière et pérenne par bassin de production
SpéculationBassin de productionLocalisation
Cultures vivrièresCultures pérennes
Riz paddy, maïs, manioc, niébé, arachide et sojaCafé et  palmier à huileYaongendjaLobaie
Riz paddy, maïs, manioc, niébé, arachide et sojaCafé et  palmier à huileYatuliaTooli
Riz paddy, maïs, manioc, niébé, arachide et sojaCafé et  palmier à huileYaokaTooli
Riz paddy, maïs, manioc, niébé, arachide et sojaCafé et  palmier à huileLikunduBalinga Lindja
Riz paddy, maïs, manioc, niébé, arachide et sojaCafé et  palmier à huileOpala centreYalingo
Riz paddy, maïs, manioc, niébé, arachide et sojaCafé et  palmier à huileLosele MoneneYawende Lulu
Riz paddy, maïs, manioc, niébé, arachide et sojaCafé et  palmier à huileYalinaKembe
Riz paddy, maïs, manioc, niébé, arachide et sojaCafé et  palmier à huileYaolongaMongo
Riz paddy, maïs, manioc, niébé, arachide et sojaCafé et  palmier à huileKenakeYeyango
Riz paddy, maïs, manioc, niébé, arachide et sojaCafé et  palmier à huileAtinekeleIye
Riz paddy, maïs, manioc, niébé, arachide et sojaCafé et  palmier à huileYemakaYapandu

Il n’y a pas de spéculation spécifique par bassin de production pour les différentes cultures. Tous les bassins de production produisent les mêmes cultures que ce soient vivrières ou pérennes.

Les défis de développement du secteur agricole sont :

  • Le Manque de moyens pour faire face aux différentes maladies qui attaquent les plantes et les animaux du fait de l’absence des services ou agents vétérinaires dans le Territoire mais aussi des pesticides ;
  • Les difficultés de transporter les produits du champ au lieu de stockage et des barrières ainsi que de multitude de taxes ;
  • Son caractère traditionnel,  qui implique l’itinérance agricole,  avec comme conséquence la destruction de la forêt ;
  • Le  non  encadrement  des  agriculteurs  par  les  services  étatiques  spécialisés  (agriculture, développement rural, vulgarisation) ;
  • L’absence d’intrants appropriés (variétés améliorées, pesticides, engrais) et sa non-mécanisation ;
  • Les conflits familiaux et la situation financière.
  • Education

Le Territoire d’Opala compte 3 sous-divisions éducationnelles :

Sous division éducationnelleNombre d’écoles primairesNombre d’écoles secondairesTotal
Opala 18859147
Opala 2132117249
Opala 37550125
Total295226521

Le Territoire d’Opala compte trois sous-divisions éducationnelles, Opala I au centre du Territoire, Opala II à Yatolema/Secteur de Lobaïe et Opala III à Gambela/secteur d’Iye.

Le Territoire d’Opala compte 5 institutions supérieures et universitaires qui sont : ISP Opala, ISEA Yatolema, ISTM Yangambi, ISP Yambula et UNILOP (Université Libre d’Opala) dont la plupart le service administratif n’est pas installé au chef-lieu du Territoire excepté l’ISP Opala mais il n’existe pas d’institutions de recherche scientifique dans le Territoire d’Opala.

  • Environnement et enjeux de développement durable

Le Territoire d’Opala regorge une grande partie du Parc National de la Lomami. Celui est à cheval sur les provinces de Maniema et la Tshopo avec plus de 50 espèces de grands mammifères parmi lesquelles figurent des espèces emblématiques dont bonobo, éléphant de forêt, bongo. Cette forêt recèle une diversité remarquable de primates avec 13 espèces et sous-espèces de primate diurne recensées dont colobe rouge de la Lomami, cercopithèque à diadème, cercopithèque dryas, ainsi qu’une nouvelle espèce de cercopithèque décrite en 2012 : le Lesula (cercopithecus lomamiensis). Le Paon congolais est aussi présent à travers le parc sur les deux rives de la Lomami. Il y a aussi la réserve forestière de Yatolema à 150km du chef-lieu du Territoire.

Comme site touristique il y a le site d’Ituwo à 40km en amont de l’affluent Lomami, dans le village D’Obenge, groupement de Bokuma, Secteur de Balinga-Lindja.

Autres atouts :

  • La chute d’eau Maka sur la rivière Lombo, à environ 3km du chef-lieu du Territoire d’Opala dans le village de Yaluwela, groupement d’Ilanga, chefferie de Yalingo. C’est une petite chute d’eau, à faible hauteur qui disparait souvent dans la période de cri de la rivière (période où on assiste même à des inondations dans le Territoire). L’eau augmente de niveau jusqu’à faire disparaitre la chute.
  • Une chute d’eau de Lifela, à 115 km du chef-lieu du Territoire dans le village de Masuwa, groupement de Loolo, secteur de Yawende-Loolo ;
  • Le village  écologique  des  Pygmés  à  Yawendelolo
  • Energie et accès à l’eau potable

La situation énergétique du Territoire d’Opala demeure très précaire,  dans la mesure où la fourniture aussi bien en énergie électrique par la SNEL qu’en eau potable par la REGIDESO est quasi inexistante.

Les ménages de ce Territoire ne sont pas  desservis par les services de la REGIDESO et de la SNEL. Seuls quelques grands centres du Territoire bénéficient de l’eau potable des forages et des sources aménagées. Ainsi, le reste de la population recourt soit à l’eau des rivières pour la boisson ou celle des différents cours d’eau pour les besoins ménagers.

Le  Territoire  d’Opala  dispose  d’un  centre d’adduction d’eau potable érigé par le Gouvernement pour le compte de la REGIDESO malheureusement celui a cessé d’être opérationnel depuis plus de deux décennies. Quelques ménages disposent de panneau solaire pour l’éclairage dès la tombée de la nuit.

  • Déficit infrastructurel et niveau d’interconnectivité des réseaux locaux

Opala est accessible par une route (la nationale n°7) coupée à certains endroits par des rivières affluents du fleuve Congo (Ex : la Rivière Lobaie, la Rivière Lomami et la Rivière Lombo). Cette route relit la province de la Tshopo et celle de la Tshuapa à partir de la Ville de Kisangani jusqu’en Territoire d’IKela (Tshuapa) en passant par le Territoire d’Opala.

Les routes d’intérêt local importantes sont  l’axe Ilipa, l’axe Mongo, l’axe Yalina et l’axe Yambale

Toutefois, la majeure partie de ces infrastructures routières, toutes en terre battue, sont faiblement entretenues et se délabrent fréquemment.

Il n’existe pas de réseau ferroviaire dans le Territoire d’Opala.

Ce Territoire est aussi accessible par voie fluviale à travers les biefs navigables Kisangani à Isangi sur le fleuve Congo et Isangi à Opala sur la Rivière Lomami.

La navigation sur le fleuve tout comme leurs affluents, du reste  non  balisés  et  les  embarcations  utilisées  rudimentaires  (pirogues motorisées,  baleinières, etc.),  ce  qui  est  à  la  base  de  nombreux  accidents  coûtant  des  vies humaines et perte des marchandises.

Section V : Projet de développement en cours

  • Projet du gouvernement central

En Territoire d’Opala, le programme PDL-145 Territoires prévoit les activités suivantes :

  • Désenclaver le Territoire par la  réhabilitation et l’entretien des routes  de desserte agricole (Lubunga-Yate, Letutu-Yakuma-Bombeli, Makako-Lohumonoko, Simbele-Lerema et Letutu-Yakuma-yaokasa) et la construction des dalots (rivière Lobaie, rivière ILIPA, ruisseau Esila et ruisseau  Koo) ;
  • Améliorer l’accès à l’électrification rurale par la construction des mini centraux solaires (Opala centre, Yakoko, Yaleko, Yatolema) et l’installation d’éclairage public à Opala centre  au chef-lieu de Territoire ;
  • Améliorer l’accès à l’eau potable par la construction d’un Forage de plus ou moins 150 m + pompe intégrée (Lobale, Tooli, Lindja, Yapandu, Yalingo, Yomaie, Kembe, Mongo, Iye, Yawende-Loolo et Yeyango) ;
  • Doter les infrastructures économiques rurales par la construction de marché rural à Opala centre ;
  • Restaurer l’autorité de l’Etat par la construction des bâtiments administratifs (bâtiment administratif du Territoire et  bâtiment administratif des secteurs) et d’un logement pour le staff dirigeant du Territoire (Administrateur du Territoire et ses deux adjoints, commandant de la Police et de FARDC, Procureur, chef de poste de l’ANR et de DGM, l’Agronome territorial et maison de passage) ;
  • Développer les chaines de valeur agricole par la restructuration et professionnalisation des producteurs locaux (mais, riz, arachide et manioc), l’acquisition d’équipements de production et de transformation pour toutes les filières prioritaires (mais, riz, arachide et manioc) et l’acquisition des intrants et semences agricoles pour les bassins de production de Balinga-Lindja, Iye, Kembe, Lobaie, Mongo, Opala, Tooli, Yalingo ,Yamaie ,Yapandu, Yawende-Loolo et Yeyango ;
  • Amélioration de l’accès aux services sociaux de base par la construction et l’équipement des centres de Santé (Lobaie, Tooli, Lindja, Yapandu et Yalingo) et la construction et l’équipement des écoles (Yatolema, Yakoko, Opala centre, Omongo et Simbele).
  • Projet du gouvernement provincial

A ce jour, il n’y a pas de projet du gouvernement provincial en Territoire d’Opala à part quelques travaux de réhabilitation des routes de desserte agricole par la DVDA sous financement du FONER.

  • Projets mise en œuvre par les partenaires au développement

Actuellement le Territoire d’Opala est dépourvu d’un projet, les quelques mise en œuvre par les partenaires au développement, ENABEL (Agence Belge de Développent) sont arrivés à terme en 2022, il s’agissait du  PRODAT, Projet de Développement Agricole de la Tshopo et PRODET, Projet de Désenclavement de la Tshopo.

Le premier a permis le renforcement des capacités de production de semences de qualité (riz, manioc, arachide, niébé) dans les bassins de production agricole ; l’introduction de graines et plants améliorés de palmier à huile, arbres fruitiers et développement de pépinières dans les bassins de production ; l’adoption croissante par les ménages de techniques agricoles nouvelles (semis en ligne, semis sous paillis ou couvert végétal) et d’outillages agricoles adaptés (houes, fourches, semoirs, faucilles etc) ; l’exploitation croissante de bas-fonds pilotes avec des hausses substantielles de rendement par rapport à la culture pluviale (rendement riz pouvant atteindre le quadruple de celui obtenu en culture pluviale) ; la facilitation des opérations post récolte par l’installation d’unités de transformation et le renforcement de capacités de gestion  et l’amélioration de la conservation des semences par l’introduction des sacs triple ensachage.

Tandis que le second a permis de rendue fluide la circulation des personnes et des biens entre les bassins de production, les points d’évacuation, les marchés et les centres de consommation grâce à de routes rurales réhabilitées et entretenues, de ponts construits et 2 bacs rénovés et d’améliorer progressivement la gestion des bacs et la sécurité des usagers grâce  à un accompagnement financier et technique permanent.

Section VII : Défis majeurs pour le développement du Territoire

  • Des infrastructures
  • Le non-respect de tonnage par les conducteurs pour le passage sur certains ponts et dalots ;
  • Le non prise en charge par la maintenance ;
  • L’inexistence des ponts ou dalots sur certains axes de routes de desserte agricole ;
  • Les routes  secondaires  et  de desserte agricole pouvant relier les bassins de production entre eux et les centres de négoce sont malheureusement dans un état chaotique pour leur grande majorité.
  • Des initiatives locales de développement

Les paysans se sont constitués en CLD (club local de développement) essaient de faire l’entretien de quelques tronçons routiers malheureusement ils ne sont pas accompagnés et éprouvent d’énormes difficultés car sous équipés et  non formés en méthode HIMO.

Section VIII : Atouts et opportunités de développement de la province

  • Dotation en ressources naturelles
  • Le Territoire d’Opala  offre  plusieurs  opportunités  économiques,  notamment  :  ses  forêts équatoriales qui regorgent des essences précieuses et rares de bois ainsi que son écosystème peu  exploré  mais  riche  en  biodiversité.  On  y  trouve  aussi  plusieurs  ressources  minières  dont aucune n’a fait l’objet, à ce jour, d’exploitation industrielle.

La présence ses affluents du Fleuve Congo et de leurs confluents avec leurs diverses espèces halieutiques,  ainsi que la disponibilité d’importantes zones marécageuses,  offrent des possibilités de pratiquer l’irrigation, la pêche, la pisciculture et la riziculture irriguée ;

  • La présence du Parc National de Lomami pourrait avoir un aspect positif sur l’afflux de devises si l’on développait les structures de tourismes et ainsi augmenter le pouvoir d’achat de la population et améliorer l’accès des populations rurales aux biens et services de base ;
  • La position géographique de ce Territoire,  partageant les frontières avec quatre Territoires (Maniema, Sankuru, Tshuapa et Tshopo) et la ville de Kisangani devrait faciliter la jonction entre ces provinces mais aussi faciliter les échanges culturels et commerciaux si on mettrait l’accès sur la construction des routes d’interconnexions ;
  • Outre les voies d’accès routières, Opala est aussi accessible par voie fluviale (biefs navigables : Kisangani-Isangi sur le fleuve Congo et Isangi-Opala sur la Rivière Lomami, affluent du fleuve Congo) et par voie aérienne (l’existence de deux pistes d’atterrissage dans le Territoire). Ceci est un grand atout pour le développement de ce Territoire du fait de la facilitation des échanges commerciaux.
  • De la démographie et capital humain

Les hommes sont la vraie richesse des nations,  dit-on.  Les ressources humaines  sont nécessaires pour construire le Territoire : identifier les besoins et former les compétences manquantes est un enjeu. Ainsi, à ces potentialités naturelles s’ajoutent  la présence des  institutions  de  formation  agricole  et  d’une  main d’œuvre agricole à moindre coût.

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