FICHE D’IDENTITE DE TERRITOIRE (RDC)

Données géographiques : Ordonnance de création Le territoire de Yahuma est une entité territoriale décentralisée de la province de la Tshopo qui existe par l’Ordonnance n° 40/AIMO du 15 mars 1935. Localisation Le territoire de Yahuma partage de frontières avec des territoires de la province de la Tshopo et ceux de la Tshwapa. Ainsi ; situé à l’extrême ouest de la province de la Tshopo; il est limité : Au nord par le territoire de Bumba de la province de Tshuapa et le fleuve CongoAu N-E par de le territoire Basoko de la province de la TshopoAu N-O par les territoires de Bongandanga et de Djolu de la Tshuapa Au sud par les territoires d’Ikela et d’OpalaAu S-E par le territoire d’IsangiAu S-O par le reste du territoire de Djolu. Tout comme les autres territoires de la Tshopo, Yahuma est un territoire qui qui traversé par beaucoup de cours d’eaux riches en animaux aquatiques dont les plus importants sont des poissons de toutes sortes. Parmi les rivières importantes riches en poissons nous pouvons citer  Lopori, Lonua, Luengo, Loleka etc. Ipour ce qui est de la localisation longitudinale et altitudinale, il est situé à l’extrême ouest de la province de la Tshopo avec  1° 08′ Nord 23° 07′ Est  sur une altitude de 305 m.Climat Il a un climat équatorial chaud et humide et connait une alternance de deux saisons la saison sèche qui commence au mois de janvier jusqu’en mars et la saison des pluies qui commence en avril et se termine en décembre. La température varie selon qu’il fait nuit ou jour. De janvier en mars, il fait extrêmement chaud le jour et très froid la nuit tandis que d’avril à décembre c’est la fraicheur tout au long du jour ; c’est-à-dire la journée comme la nuit. De la pluie  Il pleut abondamment d’avril à décembre, c’est à cette période que l’on assiste à des inondations dans les milieux traversés par des rivières et ceux côtiers au fleuve. Nature du sol Le sol du territoire de Yahuma est en général sablonneux sauf à certains endroits où il est sablo-argileux comme à Lobolo ; chef-lieu Secteur de Bolinga. Se trouvant dans la cuvette centrale, le territoire de Yahuma est constitué d’une plaine  entrecoupée des plateaux. Les collines sont rares, ce qui facilite le déplacement des piétons et des conducteurs des vélos  appelés communément Toleka malgré les couches de sable dans les grandes artères. Renseignement sur le sous-sol  Le sous-sol de Yahuma regorge des potentialités des minerais non encore exploitées jusqu’ici. On note dans ce cas de l’or, du diamant, du mercure rouge et du pétrole. Pour ce qui est du diamant et de l’or, on remarque dans certains milieux des exploitations  artisanales clandestines dans certains coins mais aussi l’expérimentation par une société britannique qui a pu stocker plus de 1000 sacs de sables pour prototype mais qui ne sont plus revenus. Pour ce qui est du mercure rouge découvert dans une rivière du Secteur de Bolinga, les sources laissent entendre que celui-ci est phénoménal ; il se fait voir une fois par an et cela au même mois, le même jour et à la même heure.   Végétation  Le territoire de Yahuma est en grande partie couvert par une forêt danse qui est sujette à une éventuelle exploitation par la SIFORCO qui a signé trois cahiers de charges avec les communautés de Yanduka pour l’exploitation du titre 001/98, de Mondibi et de Bokala pour le titre 008/98. Comme autres exploitants, ajoutons ici la plantation Huilerie du Congo (PHC) ainsi que d’autres exploitants  non encore en règle. Cette forêt a une faune et une flore très appréciables capables d’attirer les investisseurs. Hydrographie Yahuma n’a aucun lac. Cependant, il a des rivières importantes riches en poissons et est en partie côtier du fleuve Congo. Parmi ces rivières importantes, nous pouvons citer  Lopori, Lonua, Luengo, Loleka etc.
Particularités et richesses du territoire : Le territoire de Yahuma regorge des potentialités minières non encore exploités jusqu’ici. Ses rivieres riche en poissons sa forêt riche en espèces de bois comme le Hévéas. Son sol est très fertile et produit est confiant à la culture de riz, de manioc et du maïs, avec une forêt vierge. Il regorge des bois qui ne sont pas encore exploités et s’abattent sur les routes à cause de la vieillesse.
Données culturelles Composition de la populationDeux grandes tribus habitent le territoire de Yahuma : les Ngando et les Bambesa à celles-ci s’ajoutent une minorité des pygmées estimés à 500habitants et constituant avec le reste 1% de la population totale. Les Ngando sont estimés à  plus ou moins 60% de la population, les Mbesa à plus ou moins 39% de la population totale.Caractéristiques culturellesLe mariage Pour toutes les tribus, le mariage est en général coutumier. Premièrement, il faut s’annoncer à sa belle famille, le jeune époux doit donner une somme égale à deux chaises qui constituent pour lui un permis de s’assoir dans la famille. Si l’autorisation est accordée, sa famille vient discuter la dote avec la belle famille. La deuxième étape à faire après discussion est de donner une avance sur dot constituée d’une chèvre ou un porc, d’une machette et une lime, d’une pièce de pagne pour la belle mère et une casserole de fabrication locale modèle 10. Si toutes ces conditionnalités sont est respectées, on récupère la femme. Et la dernière étape est la dot publique. Celle-ci va dépendre des avoirs du jeune époux interviendra après des années de mariage. Les moyens de communication ancestraux Les jeunes garçons étaient initiés au battement de tamtam et du clairon qui servent de transmettre le message ou d’annoncer un événement. Les folklores Les enfants sont initiés à des danses traditionnelles dans la forêt pour l’intégration dans leur milieu. Le peuple Ngando est essentiellement chasseur par des outils ancestraux et exprime sa joie ou sa mélancolie  par des danses (Bisiya, Likimia et Lilwa) lors du mariage, des funérailles ou de l’intronisation. Le Mbesa quant lui est pêcheur et utilise les danses Lingele et Efolo dans le même but. Les rites d’initiationDans le temps qu’on a une nouvelle  femme dans la famille, on la gardait pendant six mois dans la maison où on lui donne une crème traditionnelle appelée ngola qu’elle doit appliquer chaque jour sur son corps et le jour de la sortie est une grande cérémonie.Pour la femme qui vient de mettre au monde sorte de l’enclos, il faut organiser une cérémonie d’autorisation de travailler pour cette dernière afin qu’elle puisse recommencer à faire ses activités quotidiennes, pour cela elle ne peut ni aller puiser de l’eau, ni chercher de bois de chauffage, ni même aller au champ avant cette cérémonie.Les jeunes filles d’une même tranche d’âge sont rassemblées dans une maison pendant une période de 6 mois et elles reçoivent de l’éducation de la part de leurs tentes maternelles sur comment vivre chez autrui, comment conserver son foyer etc.lors de la sortie, on organise des cérémonies spectaculaires pour permettre aux jeunes garçons désireux de faire leur choix.Quant aux jeunes garçons, ils sont initiés à l’affrontement contre l’ennemi. Cette initiation appelée communément Ebolé inclut la manipulation d’armes comme la lance, le couteau, le bouclier, etc.Ils sont aussi initiés à la chasse au filet.
Les langues parlées dans le territoire en dehors du français Lingala Longando Kimpesa Topoké Mokala Bukutshu   Bokala Upoto Le lingala est plus parlé 90% de la population, tant par les enfants que par les adultes. Nous remarquons que ce territoire a une diversité linguistique mais ces langues ne se parlent pas de manière populaire. La langue Longando a deux sous-groupes linguistiques : le Bukutshu est parlée par les populations du groupement de Bukutshu, Losanga et Okombukombu dans la chefferie de Mombesa et le Bokala qui est parlée dans le groupement de Bokala-Wamba (secteur de Bolinga et à Bokala dans le secteur de Buma. L’Upoto qui est un sous groupe de Kimbesa est parlé dans les villages riverains de Yaolema et Bonama par les gens qui viennent d’Isala et Bumba. Toute la population parle couramment le lingala et les autres langues ne se parlent que quand les interlocuteurs  veulent cacher à quelqu’un d’autre ce qu’ils parlent.
Principales activités 1. Agriculture (65%) 2. Elevage du petit bétail 3. Pêche (30%) 4. Petit commerce 5. Artisanat 6. Autres Commentaire L’agriculture et l’élevage des petits bétails sont surtout pratiqués pour l’autosuffisance alimentaire. En les associant on trouve que 65% de la population sont occupés par ces deux activités. En effet, en dehors de l’agriculture de l’autosuffisance dont les principaux produits agricoles sont le riz, le manioc, le maïs et la banane, la population se livre à une agriculture industrielle des cocotiers et des palmiers à huile qu’elle vende à la plantation des huileries  du Congo.  L’agriculture se pratique en saison de pluie surtout et la recolte au début de la saison sèche. Cependant, pour la deuxième activité important qui est la  pêche c’est le cas contraire. Elle connait une bonne production (un bon rendement durant la saison sèche) entre décembre et mai. Durant cette période,  de très grandes quantités de poissons sont pêchés et servent aussi bien pour l’autoconsommation que pour la vente dans des grands centres de consommation, sous différentes méthodes ; poissons frais, salés, fumés, etc. Le petit commerce une activité qui relève des ambulants c’est-à-dire de non ressortissants du territoire se fait sentir  surtout dans la chefferie de Mombesa venus de la province du Nord Kivu (les Nandes) et au secteur de Bolinga plus précisément dans la cité de Mosité et à Lobolo, chef-lieu du secteur surtout pour des articles manufacturés mais ne parviennent pas à couvrir la demande de la population suite à l’enclavement du territoire et au manque des routes pour l’évacuation de ses produits agricoles comme le manioc, la banane et le riz mais aussi des produits de l’élevage comme les poules, les  canards, les porcs et des chèvres et ceux de la chasse et de la pêche. Pour ce qui est de la pêche, on note que la population de Yahuma pratique deux sortes de pêche : la pêche artisanale ou professionnelle qui se pratique sur le fleuve Congo et où on utilise les hameçons et les filets et la pêche rurale qui se pratique dans les rivières à l’intérieur du territoire et pour laquelle on utilise les matériels fabriqués par les paysans eux-mêmes. Selon le recensement de l’inspection territoriale de l’Agripel 2014, la population pêcheuse de Yahuma s’élève à  12300 pêcheurs dont 8000 à Mombesa sur l’axe fleuve et 4300 sur l’axe forêt.  L’artisanat se pratique surtout pour le décorticage du riz pour lequel certaines personnes possèdent des petites rizeries dans lesquelles on installe des petites décortiqueuses mais aussi pour la transformation de noies de palme en huile de palme pour laquelle on recourt à une technique artisanale pour cette fin.
Voies d’accès Routes :                    1. OUI          2. NON                 /1/Biefs navigables :   1. OUI           2. NON               /1/Voies aériennes :     1. OUI           2. NON             /2/Train :                        1. OUI           2. NON            /2 Axes prioritaires pour l’évacuation des produits agricoles AXE DISTANCEEN KM ETAT ACTUEL OBSERVATION YAHUMA-MOSITE 87 Très mauvais Nécessite trois ponceaux et trois dalots SIMBA YAHUMA CENTRE 88 Très mauvais Nécessite sept ponts, un bac et un dalot BOSOKU-KORET-LOBOLO 96 Très mauvais Nécessite neuf ponts sur les quatre rivières qui coupent cette distance HEMBE-BEACH 12 Praticable       Photos : Routes telles qu’entrecoupées par les érosions, les couches de sables, les arbres qui s’y abattent et l’état du pont  sur la rivière Loleka qui limite le territoire d’Isangi au territoire de Yahuma               Commentaires :  Le territoire de Yahuma est accessible par trois voies mais malheureusement toutes ces voies connaissentd’énormes difficultés liées à l’impraticabilité de ces dernières. On note que pour la route, elle est entrecoupée par des kilomètres de couches de sables qui rendent cette dernière impraticable puisque ce sable n’est pas canalisé,  les herbes qui poussent sur le tronçon qui fait de la route un sentier, les arbres qui s’abattent sur cette dernière et qui font des barrières aux passants mais aussi des érosions qui coupent la route. Aucune route bitumée. En conclusion, à l’état actuel, toutes les routes sont en mauvais état et nécessitent des grands travaux.La route qui relie le territoire de Yahuma au territoire d’Isangi longue de plus 200km est coupée un peu partout soit par des érosions, soit par les eaux  du fleuve ou des rivières l’inondent, soit par les arbres qui s’y abattent ou soit par des couches de sable longues de 1 à 3 km et profondes de 5 à 10cm, celle qui le relie à celui de Basoko longue de 115km est aussi coupée de la même façon.La fréquence de trafic sur le fleuve Congo et donc dans le territoire de Yahuma par les bateaux est basse. En effet, dans ce territoire ou sur le fleuve ce sont les baleinières ne sont pas aussi fréquentes et mais les rares fréquentations causent d’énormes accidents du au chargement car chacun veut aller et évacuer les bien vers les centres de consommation. Selon l’inspecteur territorial des ITPR en moyenne 20 accostages sont mentionnés si on compte les bateaux et les baleinières en direction de Kisangani ou de Kinshasa. La période de fréquence élevée est le mois d’octobre, novembre et décembre.L’entrée et la sortie du territoire de Yahuma sont possibles par deux deux voies : la voie fluviale qui ouvre le territoire à la province de Tshuapa et aux territoires de Basoko et d’Opala. La voie routière qui relie le territoire à celui d’Isangi. Mais ces deux voies sont toutes en mauvais état, les routes d’intérêt général telles que le décrit ce petit tableau  laissent à désirer. Sur autant de kilomètres de routes que compte le territoire, la majorité sont en mauvais état et les produits agricoles et de pêche pourrissent chez les producteurs suite au manque de voies d’évacuation. Aucun véhicule n’ose plus fouler ses pneus dans ce territoire. En ce qui concerne les biefs navigables, il est à signaler que cette voie connait des problèmes qui sont liés aux locomotives utilisés que sont les bacs. En effet, le territoire ne possède plus aucun bac depuis la rébellion et les différentes guerres, dans les bacs venant d’autres territoires dans ces derniers on charge un tonnage largement supérieur au tonnage normal qui doit être chargé dans le bac et cela cause des accidents. Ce qui décourage nombre de passagers à emprunter ce moyen de transport. Pour ce qui est des voies aériennes, le territoire de Yahuma comptait à l’époque coloniale 5 pistes d’atterrissage et tous sont restés hors usage.
Revenu moyen journalier de la population :   /–8-/5—/0—/, –/–0/-0-/ CDF
Taux de change flottant appliqué au 05 novembre 2015 (au $) Vendeurs : 900 CDFAcheteurs : 900 CDF Dans le territoire, le dollar est rarement utilisé et visible sur le marche. En effet, pour avoir le change si vous avez le dollar il faut parcourir  une grande distance pour atteindre quelqu’un qui vous en donne mais aussi  avec beaucoup d’instance et de doute.
Nombre d’hôpitaux (et centre de santé) : 1hopital et 27 centres de santé     Photos : De gauche à droite le centre de santé de Mosité et l’HGR de Yahuma               Commentaires : Dans un territoire très vaste comme Yahuma on ne compte qu’un seul hôpital qui se trouve au chef lieu du territoire qui est très éloigné par rapport aux villages et à cause de l’état des routes mais aussi peu de centre de santé. La population fait beaucoup de kilomètres à pied pour atteindre l’hôpital ou le centre de santé avec ce que cela cause comme risque. Pas d’ambulance, pas des routes aménagées, on compte alors des malades qui meurent  en cours de route en destination soit de l’hôpital ou du centre de santé. Selon le médecin directeur de l’HGR de Yahuma avec qui nous nous sommes entretenu, même le peu de centres  de santé ne sont pas équipés en médicaments mais aussi en personnel soignant qualifiés. Le territoire de Yahuma a un seul HGR et une  ZS. La ZS de Yahuma compte seulement quatre médecins qui sont tous à l’hôpital général de référence de Yahuma. L’état des infrastructures sanitaires laisse à désirer. En effet, seul HGR  et deux centres de santé sont construits en matériaux durables, les autres 25 centres de santé sont en paille et en terre battue non équipés. Les médicaments ne sont pas disponibles dans la zone de santé de Yahuma puisque celle-ci n’a pas des partenaires en santé pouvant l’aidant à intervenir pour différents cas d’épidémies qui se déclarent. On compte des pertes en vie humaine avant  l’intervention à une épidémie. Voir maladie récurrentes.
Maladies les plus récurrentes Paludisme Fièvre typhoïde Diarrhée Tuberculose IST/VIH-SIDA Commentaire : En ce qui concerne le paludisme, il est à signaler que la zone de santé de Yahuma a enregistré 950 cas du paludisme associé aux infections de la salmonellose durant les six premiers mois de l’année 2015. Le médecin chef de zone de santé de Yahuma, parmi lesquels, 48 décès ont été enregistrés avec une prédominance des enfants de moins de 5 ans. Notons ensuite que cette épidémie de paludisme vient de déclarer dans le village de Lolingo, Koret et Yaosanda dans le secteur de Bolinga et a déjà fait plus de 40 morts dans deux semaines aussi pour le mois de décembre. Il faut souligner que ce sont les enfants qui sont les plus touchés. L’équipe épidémiologique est descendue sur le lieu ce vendredi 11 décembre 2015 pour l’intervention.  Ce qui nous conduit à souligner que c’est une situation préoccupante étant donné que le territoire de Yahuma situé à 280km de Kisangani est réputé endémique. Les prélèvements du sang et effectués dans différents centres de santé et structures médicales auprès de plusieurs patients confirment les cas de paludisme  qui a des symptômes quasi identique à la fièvre typhoïde. Dans le souci de combattre l’ascension du paludisme dans cette zone de santé, un lot important des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée et un lot important de médicament ont été envoyés dans le terrtoire de Yahuma par la Direction provinciale de la Santé de la Tshopo. Pour ce qui concerne les IST/VIH-SIDA, il faut noter que la zones de santé de Yahuma n’est pas intégrée dans le programme de prise en charge des PVV, le MCZS fait des efforts personnels pour consulter les patients qui présentent des signes de ces maladies et les ordonne d’aller suivre les traitements dans le territoire de Basoko qui est dans le PPPVV mais la population ne l’entend pas de son oreille car pas de moyens pour aller jusqu’à 155km sur une route quasi impraticable. L’intégration de la zone dans ce programme serait une priorité sur le plan sanitaire dans ce territoire.
Nombre d’écoles : 202 dont 4 écoles maternelles, 127primaires et 71secondaires SECTEUR NOMBRE D’ECOLES EFFECTIF DES ELEVES MATER. PRIMAIRE SECONDAIRE MATER. PRIMAIRE SECOND TOTAL GF F GF F GF F BOLINGA 0 39 20 59 0 0 7187 3686 1543 412 BOSOKU 0 13 8 21 0 0 2343 1035 604 187 BUMA 0 18 11 29 0 0 3743 1816 728 219 MOMBESA 4 47 26 77 109 65 9647 4771 2047 403 CUTE DE MOSITE 0 10 6 16 0 0 2400 1135 779 225 TOTAL GENERAL 4 127 71 202 109 65 25320 12443 5701 1446 TGEF=31130 TGFILLES= 13954  Commentaires : En lecture de ce tableau, nous remarquons que la chefferie de Mombesa compte beaucoup d’écoles tant primaires que secondaires suivie du secteur de Bolinga et enfin vient la cité de Mosite.  Mais en ce qui concerne le nombre d’élèves à l’école secondaire, il fait ressortir que la Cité de Mosite malgré le nombre des écoles secondaires a plus d’élèves que deux secteurs (Bosoku et Buma). En plus ce tableau fait découler que la scolarité est plus incontestable  à l’école primaire que secondaire. Mais aussi il faut noter que la proportion des filles est très faible au secondaire sauf au primaire dans tous les secteurs. La cause en est que dans ce territoire le mariage précoce bat son plein et les filles sont engrossées à l’âge de 12 ans, ce qui ne leur permet plus de continuer les études secondaires. Pour ce qui est du nombre d’enseignants, il sied de dire que la sous-division compte 816 enseignants dont 50 femmes parmi lesquelles 41 au primaire et 9 au secondaire. De ces 816 enseignants on a 203 au primaire et 613 au secondaire. Tous les enseignants de l’école secondaire sont sous qualifiés tandis que à l’école primaire seulement 45 enseignants sont sous qualifiés entre eux on a 4 femmes. Quant à la qualité de l’enseignement, il est à signaler qu’elle n’est pas bonne car les enseignements se dispensent en Lingala dans la plupart  des écoles que nous avons visitées et les leçons au primaire sont en majorité préparées en lingala.
Nombre d’universités et instituts supérieurs  1 INSTITUTION FILIERES PROMO  NBRE ETUDIANT NBRE DE PROF   G F TOTAL Ass CT PROF    ISDR-YAHUMA         Administration rurale G1  17  3 20  18 2 3 Environnement et développement durable G2  7 0  7  Gestion des entreprises de développement G3  6 2   8 Organisation sociale               Planification régionale Techniques rurales 6 Filières   30 5 35 18 2 3   Photos : De gauche à droite bureaux et auditoire de l’ISDR YAHUMA                    
Commentaires : Le territoire de Yahuma comptait 3 institutions supérieures ; l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM), l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR), l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) dont deux fonctionnaient sous extension des institutions qui sont basées à Kisangani (ISTM et ISP). Avec l’arrêté du ministre de l’ESU interdisant le fonctionnement des institutions non fiables, ce territoire est resté avec une seule, l’ISDR, alors qu’il en comptait 4 dont trois étaient des extensions des institutions qui sont basées au chef-lieu de la province. L’ISDR Yahuma compte 23 enseignants dont 18 assistants 2 chefs de travaux et 3 professeurs. Sur les 18assistants, 10 lui sont propres et 8 donnent cours comme visiteurs et les 2 Chefs de Travaux et les 3 professeurs sont tous des visiteurs. Cette institution est publique et fonctionne dans son site propre. Il est néanmoins à signaler qu’au total 30 administratifs travaillent à cette institution parmi eux, on a 7 qui ont au moins un diplôme de graduat. Cette institution ne peut pas répondre aux attentes de toute la population du territoire vu son emplacement par rapport au  reste du territoire. Les filières organisées dans cette institution rencontrent les réalités du milieu mais malheureusement les activités des diplômés de l’institution ne se font pas voir sur terrain. L’institution compte  peu d’étudiants. Selon le chef de section, les diplômés qu’ils essaient de sensibiliser refusent de poursuivre toutes leurs études en campagne et préfèrent poursuivre les études supérieures en ville. Vu le désintéressement de la population à étudier dans le milieu, l’institution n’est pas en même de se payer les enseignants qui doivent dispenser les cours, c’est pour ce que l’institution n’a pas ses professeurs et enseignants propres et compte sur les professeurs visiteurs qui viennent souvent dans le cadre de bénévolat.
Principaux produits agricoles Le paddy Le manioc Le maïs La banane Le niébé Arachides Commentaires : On note que dans ce territoire il y a spéculation de trois cultures qui sont appelées anciennes cultures selon l’inspecteur de l’Agriculture, pêche et élevage. Il s’agit du manioc, du paddy et du maïs, les autres cultures sont des cultures secondaires. On constate que dans ce territoire il y a manque des semences améliorées, la population agricultrice se contente encore des cultures anciennes qui ne produisent plus comme avant. D’où la nécessité d’avoir les semences améliorées pour ce territoire. Le paddy est le plus cultivé et plus productif avec une production annuelle estimée en 2014 à 59885 tonnes suivi du manioc avec 544390 tonnes et enfin le maïs avec 38107 tonnes pour ce qui de trois principales cultures. Au regard de ces productions, on peut conclure le territoire de Yahuma est un territoire agricole malgré son enclavement. Les produits cités ci-haut sont destinés à la consommation locale à cause de manque de canaux d’évacuation de ces derniers dans les autres territoires, ils sont aussi transformés localement ou artisanalement.  Il existe pour cette fin les rizeries locales et pas même des moulins pour la transformation des maïs et des maniocs en farines. C’est pour cela que les maïs et le manioc sont essentiellement utilisés pour la fabrication de boissons locales comme le lotuku et de la shikwange.La commercialisation et l’écoulement des produits se posent problème dans ce territoire à cause de mauvais état des routes l’installation des rizeries à Mosité et à Lobolo témoigne la forte production de riz, mais aussi un fort accroissement de la production de manioc se fait observer depuis l’année passée. A ceci s’ajoute une forte production animale qui est dépendant de la production agricole. La pêche n’est pas restée sans accroissement ; en effet, les poissons sont devenus très abondants sur les marchés locaux de sorte que l’on commence à les sécher pour les conserver et les exporter vers les autres centres de consommation vers les autres territoires et vers le chef-lieu de la province. Le tableau qui suit reprend la production agricole pour l’année 2014.     Produit Production en tonne/année   Production animale de l’année 2014 2013 2014 Espèce Production Espèce Production Paddy 59.885,900 67.107,300 Suidés 1740 Palmipèdes 8488 Maïs 38.107,300 76.891,500 Capridés 5132 Canidés 1805 Manioc 54.439,000 51.261,000 Ovidés 1743 Cobayes 486 Banane 19.053,000 38.445,750 Gallinacés 37100 Singes 40 La lecture de ce tableau fait ressortir que pour la production agricole on a observé une augmentation pour la majorité de culture de  2013 à 2014 sauf pour le manioc où on a une légère baisse du à la détérioration des boutures qui ne sont plus adaptées à la culture. Pour ce qui est de la production animale, nous n’avons pas eu la production de 2013 pour pouvoir la comparer à celle de 2014 afin de voir dans quelle allure celle-ci a évolué. Cette production agricole a été réalisée par une population agricole estimée à 51621 têtes qui se repartissent suivant  comme suit le secteur. Secteur Population Rapport Total 51621        100 Bolinga 13488 26,128 Bosoku 3060 5,927 Buma 2872 5,563 Mombesa 29877 57,877 Mosite 2324 4,502 On  remarque que la chefferie secteur de Mombesa est le secteur qui a plus de population agricole suivi de Bolinga. Ce secteur étant le plus peuplé de tous les secteurs du territoire de Yahuma et le territoire étant essentiellement agricole ce constat n’est  pas surprenant. La cité de Mosite, un camp de la société PHC vient en dernier lieu ceci puisque les habitants de cette cité sont pour la plupart des travailleurs  à cette société, les rares agriculteurs sont essentiellement des femmes, des retraités de la société ou des dépendants de travailleurs de la société.
Principaux produits non agricoles Viande boucanée Poisson Chenilles Fruits Champignons Commentaires : La population du territoire de Yahuma ne se contente pas seulement des produits agricoles. En effet, étant dans la forêt équatoriale et bordant le fleuve avec des rivières, elle peut compter aussi sur la viande sauvage mais aussi sur les poissons qui sont le produit de la pêche. En se dirigeant dans la forêt cette dernière y trouve des espèces de champignons mais aussi des fruits qu’elle peut consommer. Tous ces produits sont destinés à la consommation locale mais aussi la grande partie de la viande boucanée, de poissons et des chenilles est  destinée la vente à l’extérieur vers les autres territoires et vers la ville malgré l’enclavement du territoire.  Les statistiques de production de ces produits ne sont pas disponibles.
Principales sources d’énergie Energies solaire Groupe électrogènes Bois de chauffage Braises Commentaires : L’énergie solaire occupe une place importante dans la consommation de l’énergie de la population de Yahuma. En effet la majorité de celle-ci utilise cette énergie pour alimenter leurs cases et même regarder la télévision et charger les téléphones pour les zones couvertes par le réseau. Avec la forte production des produits agricoles et  la forêt, l’existence du courant éclectique pourrait donner naissance aux activités de transformation des produits sur place et à l’exploitation du bois.
Nombre d’opérateurs économiques : /3/6/0/
Principaux opérateurs économiques dans le territoire : /9/9/9/ Commentaires : L’inspection de l’économie du territoire  ne distingue pas entre principaux opérateurs économiques et opérateurs tout  court dans le territoire. Mais avec notre demande, elle a promis de procéder à cette distinction. Les difficultés auxquelles ce service se heurte est le manque de moyen de transport vu les longues distances à parcourir et le mauvais état de la route pour enregistrer les opérateurs. Les données disponibles pour les s=nombres d’opérateurs économiques et des PME datent de 2013.
Principales activités des opérateurs économiques  Commerce Production et transformation des produits agricolesTransport fluvial
Principales activités des PME/PMI : 371 Commerce Pharmacie Décorticages de riz Artisanat Commentaires : Les PME/PMI enregistrées par le service comptent ne sont pas tous en règle avec l’Etat, la plupart d’entre elles se trouvent dans la chefferie de Mombesa où l’Etat ne fait pas des lois. La population ne respecte pas ou ne veut même pas voir les agents de l’Etat leur demander de se conformer aux normes d’exploitation. Ce qui met le service en difficulté de réaliser son rôle comme il le fallait.
Grandes entreprises locales : 2 Plantation des Huileries au Congo (PHC), Agriculture, 221 employés, appartenant à la multinationale FERONIA SIFORCO, Bois, Commentaires : La PHC est une plantation qui exploite dans le territoire de Basoko et de Yahuma mais dont la grande superficie exploitée se trouve dans le territoire de Yahuma. Elle a son siège dans le territoire de Basoko mais a une représentation dans le territoire de Yahuma dans la cité de Mosite. Elle exerce depuis 1911 dans ce territoire. La SIFORCO se trouve au Chef-lieu de la chefferie de Mombesa à Mombongo.
Nombre d’ONG : le nombre total des ONG n’est pas connu mais en voici quelques unes
Principales activités des ONG  Dénomination : PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE YAHUMA (PDR/YAHUMA) Date de création:  01/12/1993 Rayon d’action: Territoire de Yahuma Domaines d’intervention:   ·         Sécurité alimentaire ·         Education civique et sanitaire ·         Agriculture durable ·         Transformation et commercialisation des produits agricoles. Nombre de personnel   12 Mission: Aider les paysans à s’organiser et à se prendre en charge dans leur milieu tout en gardant l’intégrité de l’environnement. Objectifs: ·         Promouvoir la structuration et l’organisation des Initiatives Locales de Développement (ILD) ·         Promouvoir l’émergence du mouvement paysan ·         Accompagner les populations locales à l’autopromotion ·         Promouvoir le contrôle citoyen de l’action publique ·         Assurer une éducation sanitaire et environnementale Groupes cibles: Tous les paysans du territoire de Yahuma organisés en groupement paysans Activités réalisées ces trois dernières années:   ·     1. Appui à la structuration de 48 groupements paysans ·         Multiplication de cinq variétés de boutures saines de manioc et distribution aux paysans en 2007 ·       2. Distribution des intrants agricoles et de pêche à 1000 ménages en 2007 et à 1500 ménages en 2009 ·         3. Multiplication et distribution de 5 tonnes de semences améliorées de riz LIENGE, une variété en pleine vulgarisation en RDC ·        4. Renforcement des capacités des organisations paysannes sur la structuration paysanne, la résolution des conflits et la bonne gouvernance ·         5.Sensibilisation: éducation civique et électorale Projets d’avenir: ·         6. Arriver à mettre sur pieds un mouvement paysan fort et dynamique qui aboutira à la création d’une coopérative agricole dans le territoire de Yahuma d’ici à 2020. Partenaires financiers: ·         CTB ·         PAM ·         FAO ·   PAIDECO/ TSHOPO Réseau d’appartenance:   ·         CRONGD Oriental ·         Conseil Agricole et Rural de Gestion(CARG) en territoire de Yahuma Personne de contact:   Mr. Dieudonné KAWAYA BAOTAMBA, Coordinateur Téléphone: 00243-811794653/00243-854867967. E-mail: ongdpdryahuma@yahoo.fr . Adresse physique:   ·         Cité de Lobolo, secteur de Bolinga, Territoire de Yahuma, district de la Tshopo, province Orientale, RD Congo. ·         Bloc Medje II N° 10, commune Mangobo, Kisangani.   Dénomination : MONDE POUR TOUS (MPT) Date de création:  25/06/2000 Rayon d’action: ·         Territoires de Basoko et Yahuma ·         Villes de Kisangani et Kinshasa Domaines d’intervention:   ·         Agriculture ·         Alphabétisation ·         Sensibilisation ·         Animation et Encadrement ·         Micro-finance Nombre de personnel:   15 Mission: ·         Accompagner les populations à améliorer leurs conditions de vie ·         Initier des ouvertures et moyens capables d’opérer le changement des mentalités. Objectifs : ·         Promouvoir le développement communautaire ·         Promouvoir la gestion responsable de l’environnement ·         Promouvoir le respect des Droits Humains. Groupes cibles : ·         Les entités populations rurales ·         Les organisations féminines et mamans vendeuses ·         Les jeunes volontaires. Activités réalisées ces trois dernières années: Distribution des intrants agricolesAppui en évacuation des produits agricoles et négociation des marchésEncadrement des champs communautairesVulgarisation du code forestierSensibilisation sur la citoyenneté responsableAlphabétisation des adultes. Projets d’avenir: Acquérir deux unités de décorticage de paddy en milieu ruralAménager un parc de multiplication de bananier dans les zones périurbainesAcquisition d’un moteur Hors-bord 55cvRenforcer l’activité fonds rotatif (micro-finance) Partenaires financiers:   Les Prêtres Catholiques du Sacré-Cœur de Jésus(Déhoniens), USABDD/ KisanganiPRAPO Réseau d’appartenance:   CRONGD OrientalRRNMouvement Paysan en province Orientale Personne de contact:   Mr. Aimé WAWANA, Coordinateur. Téléphone: 00243-813865835/00243-814748596. E-mail: mondepourtous@yahoo.fr/wawana40@yahoo.fr Adresse physique:   ·         Avenue Kinshasa N° 26, quartier plateau Boyoma, commune Makiso, Kisangani. ·         Avenue de la Mission N° 85, quartier Ambambe, cité de Basoko, district de la Tshopo, province Orientale.   Dénomination : ORGANISATION D’ACCOMPAGNEMENT ET D’APPUI AUX PYGMEES (OSAPY)   Date de création:  1998 Rayon d’action: ·      Province Orientale: Opala, Banalia, Bafwasende, Yahuma, Wamba et Mambasa  ·      Province de l’Equateur: Territoire d’Ikela ·      Province du Kasai Orientale: Lomela. Domaines d’intervention:   PlaidoyerImplication dans la mise en œuvre de la législation forestièreMicro projets alternatifs de développementEtude anthropologico – juridiquePortrait des familles Nombre de personnel:   7 Mission: ·         Faire des investigations sur les violations des droits des Pygmées et dénoncer les auteurs de ces crimes ·         Mener des enquêtes informelles et publier des rapports. Objectifs: ·         Promouvoir les droits humains des pygmées ·         Promouvoir l’accès des pygmées à l’éducation et aux soins de santé de qualité ·         Prendre en compte les droits coutumiers et traditionnels des Pygmées ·         Préservation des zones à haute valeur de biodiversité ·         Promouvoir le savoir endogène des pygmées. Groupes cibles: ·         Peuples autochtones : pygmées ·         Communautés locales. Activités réalisées ces trois dernières années: Multiples sessions de formation et ateliers avec les pygmées Divers rapports sur les violations des droits des pygmées Participation aux fora au niveau régional, national et international Travail de cartographie participative avec les pygmées Facilitation des protocoles de cohabitation pacifique entre Bantous et pygmées Multiples conférence de presse et tables rondes sur les droits des pygmées. Projets d’avenir: Promouvoir l’approche participative où les pygmées eux – mêmes sont pleinement impliquésRemplacer l’approche assistantielle (distribution des dons) en approche promotionnelle. Partenaires financiers:   ·         Rainforest Fondation Norvege ·         Rainforest Fondation UK ·         Global Greengrants Funds ·         Miva Hollande ·         Mi Rights International. Réseau d’appartenance:   ·         Dynamique des Groupes Autochtones en RDC ·         RRN ·         Coalition National pour la Cour Pénale Internationale. Personne de contact:   Mr. Willy LOYOMBO, Président. Téléphone: 00243-994535744/00243-991443446 E-mail: osapyrdc@yahoo.fr/willyloyombo@yahoo.fr/ richardlokoka@yahoo.fr Adresse physique:   Avenue Kinshasa N° 26, quartier Plateau Boyoma, commune MAKISO, Kisangani, province Orientale
Principaux projets de développement dans le territoire financés par le gouvernement Réhabilitation de l’HGR par la BAD Construction du centre de santé de Lobolo par la CTB Construction du marché de Lobolo PAR FAO Réhabilitation DE l’EP Yahuma par CTB Construction du marché de Yahuma par CTB Studio radio au chef lieu du territoire par CTB Construction d’une école à Mombongo par CTB Réhabilitation d’un tronçon routier de 78km par PREPICO Commentaires : Sur autant de projets qui ont été financés par le gouvernement, la population locale ne s’approprie pas ces projets après remise des ouvrages. En effet, beaucoup des ces projets sont actuellement délaissés, comme le tronçon réhabilité qui est actuellement en état de délabrement très avancé amis aussi la radio qui n’émet plus et les écoles et marchés qui ne bénéficient pas de l’entretien.
Principaux projets de développement dans le territoire sous financement autre que le gouvernement et leurs sources de financement Réhabilitation de la piste agricole de Lokumete-Ndongo (36km) par l’asbl COSOL (communauté solidaire) ; Piste agricole Bofole-Yoyombe (30km) par les jeunes de ces deux groupements ; Forage pour l’addiction d’eau dans la cité de Mosite par la PHC FERONIA en cours. Commentaires : La population de Yahuma reste très passive quant aux initiatives locales de développement et n’attend que le financement pour les projets de développement. Mais aussi ne conserve pas ce qu’elle reçoit comme projet de développement. Mais malgré cela, les seuls individus qui entreprennent certaines initiatives sont à encourager en leur dotant des outils capables de leur permettre de faire mieux. Le projet d’adduction d’eau par forage dans la cité de Mosite est une des attentes contenues dans le cahier de charges que de la population de Yahuma a signé avec  la société PHC/FERONIA.
Réseaux de télécommunication dans le territoire Vodacom :    1. OUI           2. NON        /–1/ Airtel :          1. OUI           2. NON        /–2/ Orange :       1. OUI           2. NON        /–2/ Africel :         1. OUI           2. NON        /-2-/ Tigo :             1. OUI           2. NON        /–2/ Commentaires : Un immense territoire comme Yahuma n’est couvert que partiellement et aussi par un seul réseau de télécommunication. En effet, seuls trois secteurs sont couverts, à savoir : Mosite, Lobolo et Mombongo. On remarque le secteur  le chef Lieu du territoire n’est pas couvert jusque là par aucun réseaux. Ici on continue à utiliser la phonie comme moyen de communication. Le réseau y est de mauvaise de qualité de façon qu’on ne se connecte même pas à internet et ne fonctionne pas entre 23 et 4heures locales, les unités ne sont pas disponibles tous les jours et pas des cartes sim ni mêmes des sim blanches, pas de Services M-Pesa. On constate même une hausse de prix des unités par flash surtout pour ceux qui veulent acheter en deca de 50 unités pour qui une augmentation de 50 FC se fait observer sur le prix normal.
Attraits touristiques Parcs :                                1. OUI           2. NON        /2–/ Jardins  botaniques :       1. OUI           2. NON        /–2/ Jardins zoologiques :   1. OUI           2. NON        /–2/ Chutes d’eaux :      1. OUI           2. NON        /–2/ Sites touristiques : 1. OUI           2. NON        /–2/ Sites sacrés :           1. OUI           2. NON        /–2/ Autres (à préciser) : forêt dans le Yahuma Profond et rivières partout ailleurs. Commentaires : Le territoire de Yahuma avec sa forêt équatoriale a une faune et une flore contenant des animaux et des espèces d’arbres et qui peuvent faire objet du tourisme. Ses rivières avec des eaux très douces sont aussi appréciables par des passants et
Territoires et/ou pays limitrophes Au nord par le territoire de Bumba de la province de Tshuapa et le fleuve Congo Au N-E par de le territoire Basoko de la province de la Tshopo Au N-O par les territoires de Bongandanga et de Djolu de la Tshuapa Au sud par les territoires d’Ikela et d’Opala Au S-E par le territoire d’Isangi Au S-O par le reste du territoire de Djolu Commentaires : On remarque que le territoire de Yahuma partage ses limites avec la province de la Tshuapa et avec les autres territoires de sa province. Mais aussi il est ouvert sur le fleuve qui lui permettrait un contact permanent avec les autres milieux si le transport fluvial y était permanent.
Espèces phares (faune) : Eléphant Chimpanzé (bonobo) Singes Buffles Antilopes Léopards Tortue Commentaire : Malgré la chasse des animaux qui logent la forêt de Yahuma, des animaux comme le singe, l’antilope et la tortue ne cessent pas à se faire voir en abondance. D’ailleurs, cette forêt fournit à la population le gros de la chair qu’elle consomme. Ceci parce que la population s’attaque uniquement aux espèces animales et pas souvent à leur logis qu’est cette forêt. En réalité cette forêt reste vierge jusqu’ici même si des exploitations artisanales clandestines y sont faites. congolaise. Le territoire de Yahuma a plusieurs rivières qui sont poissoneuses aussi et fournissent à la population  les poissons en abondance surtout au mois de décembre jusqu’au mois d’avril.
Espèces phares (flore) : Affrorouse Titola Waka Eben Sapeli Tola
Opportunités de développement dans le territoire  Le territoire de Yahuma présente beaucoup d’opportunités de développement et cela dans plusieurs secteurs. Sur le plan agriculture Ce territoire est constitué de 90% de terres arables dont le sol est apte aux cultures de riz, de maïs, de manioc et de la banane. Mais des semences sont déjà désuètes qu’elles ne donnent plus bien comme elles produisaient dans le temps. Même la petite production à laquelle se contente la population aujourd’hui parvient à pourrir soit dans les champs ou dans les greniers faute de moyens et voies d’évacuation vers les grands centres de consommation. Pour ce faire, il est nécessaire de : Arriver à mettre sur pied un centre de multiplication et de développement des semences améliorées car l’INERA Yangambi dans le territoire d’Isangi ne parvient plus à fournir à la population les semences comme auparavant ;Réhabiliter et à entretenir de manière permanente les route (d’intérêt national et de desserte agricoles) pour aider à évacuer les produits agricoles puisque les travaux saisonniers ne suffisent pas surtout parce que la tartuferie anime la population de Yahuma mais aussi les herbes se développent vite sur les routes puisqu’il y a faible densité démographique dans ce territoire. Sur le plan minier Beaucoup de minerais ont été découvert dans le territoire de Yahuma (voir renseignement sur le sous-sol). La dernière prospection sur l’or remonte d’ailleurs de juillet-Août 2015 où les chercheurs d’une société britannique conduits par le député provincial Bambesa élu de Yahuma sont arrivés à découvrir que dans le secteur de Bolinga à yYelemba et à Lolingu, Yandonge et Etoka dans le secteur de Bosoku existent des gisements de l’or d’une teneur de  plus ou moins 90%. Mais tous ces minerais restent encore inexploités hormis quelques cas isolés d’exploitation artisanale. L’obstacle reste l’enclavement de ce territoire qui n’incite pas des investisseurs à venir investir,  dans ce territoire. D’où le désenclavement du territoire par la réhabilitation des routes et des pistes d’atterrissage reste la voie de sortie pour le développement de Yahuma. Cet enclavement réside sur le plan de la communication en général et de manque de routes entretenues en particulier. Les opportunités de développement de Yahuma sont abondantes seulement les investisseurs n’osent pas parce que les routes sont impraticables et causent ainsi le frein au développement de Yahuma, d’où la première chose à faire pour développer ce territoire est de le désenclaver puisque si cela n’est pas réalisé les autres démarches à peuvent pas réussir. La deuxième chose est de chasser la fourberie qui anime la population ; arriver à la conscientiser pour arriver à prendre ses engagements au sérieux car pour le développement, il faut d’abord le respect des rendez-vous. D’ailleurs, Lieutenant LEBEN, anthropologue belge qui a mené une enquête en 1930 sur les conductions sociales et le développement de Yahuma, arrive à la conclusion selon laquelle la résistance de cette fourberie fait que le développement de Yahuma est difficile pour ne pas dire impossible. Sur le plan de transport Le territoire de Yahuma a plusieurs grandes vivrières qui permettent des contacts permanents entre les habitants de tous les secteurs qui le composent mais ceci se fait au moyen des pirogues avec tous les risques possibles, il est aussi ouvert au fleuve Congo qui lui permet de communiquer avec le reste du monde mais ceci toujours par des pirogues et rarement avec les bacs ou les baleinières et le bateaux. Entreprendre un transport fluvial avec des bateaux sur ce fleuve et  ces rivières serait un potentialité fructueuse pour ce territoire.
Situation sécuritaire La situation sécuritaire du territoire de Yahuma se résume par une accalmie relative sauf dans la chefferie de Mombesa où on connait fréquemment le cas de cruauté, de vandalisme, de xénophobie etc. pas de groupes armés, pas de pillages de biens de la population ni même de déplacement de cette dernière. Bref, le territoire de Yahuma connait un bon état de sécurité. La population se promène 24heures sur 24heures.  

Source :   les informations contenues sur cette fiche sont recueillies de différents informateurs et différentes sources (aussi par nos recherches de terrain) dont :    

  1. Chef de bureaux, Rapport annuel du Territoire, 2014
  2. Chef de division, rapport annuel 2014.
  3. Enquêtes de terrain
  4. Inspecteur de l’Agripel du territoire de Yahuma et le rapport annuel du territoire 2014.
  5. Lieutenant LEBEN,  Enquête sur les conductions sociales et le développement, 1930
  6. Médecin directeur de l’HGR Yahuma jouant l’intérim du MCZS
  7. Nos enquêtes et entretiens réalisés dans le territoire
  8. OVD
  9. Président de la FEC au niveau du territoire
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