Section I : Identification du Territoire
- Nom du Territoire : LISALA
- Chef-lieu : VILLE DE LISALA
- Agent CAID : ………………………….
- Administrateur du Territoire : LIBWRLO MATA MOPOTI Roger
Téléphone : +243 815 746 868
| Superficie : 18 417 km²Population : 848 033Densité : 46,06 hab./km2Carte administrative |
| Section II : Données géographiques, administrative et particularités du Territoire Historique de la création du Territoire Le Territoire de Lisala a été créé comme poste d’Etat vers 1904 et sera reconnu plus tard par les actes suivants : 5063/cart/66 du 17 avril 1945121/cart/66 du 11 mars 1947 et25/cart/66 du 25 avril 1948 Les ordonnances-loi portant création du Territoire de Lisala ne sont pas disponibles au niveau du Territoire. Pendant la période guerre de 1997 les archives ont été systématiquement pillées, l’heure est à la reconstitution des données. Les queques documents disponibles sont des anciens rapports du Territoire où les éléments renseignés ci-haut ont été tirés. Coordonnées géographiques Le Territoire de Lisala est une entité décentralisée de la Province de MONGALA, situé entre 21° 31’ de longitude Est et 2° 16’ de latitude Nord localisé dans la partie septentrionale de la RDC. Il est limité : A l’Est par le Territoire de BUMBA ;A l’Ouest par les Territoires de BUDJALA et MAKANZA ; Au Nord par les Territoires de BUSINGA et BUDJALA ; Au Sud, il s’étend sur le fleuve Congo qui constitue même sa frontière naturelle avec le Territoire de BONGANDANGA. Sol, climat, relief et hydrographie Climat Avec un climat équatorial chaud et humide, le Territoire de Lisala est du type Am selon la classification de Koppen. Les moyennes annuelles de précipitation sont situées entre 1.800mm et 2.200mm. L’humidité relative de l’air fluctue très peu au courant de l’année. Le régime climatique est caractérisé par deux saisons : la saison sèche qui va du 21 décembre au 15 mars, suivi par la petite saison de pluie qui va du 15 mars au 21 juin, la petite saison sèche va du 21 juin à la fin de juillet et en fin, la grande saison de pluie allant de la fin du mois de juillet au 21 décembre. Ces saisons connaissent des fluctuations dues probablement à l’agriculture itinérante sur brulis et l’extension récente de l’exploitation forestière non suivie du reboisement. Hydrographie Le fleuve Congo constitue le principal cours d’eau de ce Territoire. Loin au Nord dans le secteur de MONGALA-MOTIMA se trouve une rivière importante du nom de MONGALA qui relie LISALA au Territoire de BUSINGA. Cette rivière est navigable pendant la période de pluie de juillet à décembre, et permet les échanges entre différents villages qu’elle relie. Sol Extrêmement varié, les plus dominants sont sablonneux, sablo-argileux et latéritiques. Le taux d’argile varie entre 14 et 40% et celui des matières organiques dépasse rarement 2% et le pH oscille généralement entre 4 et 6. La moyenne de température varie entre 24°C et 25°C avec un maximum de 30°C et un minimum de 19°C. Avec le changement climatique ces moyennes ne sont plus respectées et des fois la température va au-delà de 30°C. Végétation Jadis, la flore de Lisala était constituée par la forêt ombrophile sempervirente, actuellement suite aux activités anthropiques incessantes axées sur les cultures itinérantes sur brûlis entrecoupées par les jachères éphémères sur les sols fugaces d’une part et d’autre part l’exploitation illégale de la forêt pour les besoins en bois de sciage, en charbon enflammé, en certains minerais et par extension l’urbanisme, cette forêt ombrophile sempervirente cède progressivement sa place à la forêt secondaire tendant à certains endroits vers la savanisation. Subdivision administrative du Territoire A la tête du Territoire de Lisala se trouve un Administrateur du Territoire qui est aidé dans ses tâches par deux assistants et plusieurs autres agents. Le Territoire de Lisala est subdivisé en trois secteurs à savoir : NGOMBE DOKO, NGOMBE-MOMBANGI et MONGALA-MOTIMA. Ces trois secteurs ont respectivement comme chef-lieu LISALA, BINGA et BOSO-MANZI qui constituent les principales agglomérations du Territoire. Il compte 43 groupements et 374 villages. Section III : Vue socioéconomique du Territoire Les grandes entreprises du Territoire, localisation et secteurs d’activités |
| Le Territoire de Lisala est un Territoire à vocation agricole. Ainsi, les grandes entreprises du Territoire œuvrent essentiellement dans l’Agro-Industriel. La plus grande de toutes est la Société de Culture située dans le Secteur de Mongala-Motima à Binga. Elle exploite des grandes plantations de palmier à huile, cacao et d’hévéa. Le personnel de cette entreprise en 2020 s’élevait 683 agents. Les autres grandes entreprises agricoles sont la Société Industriel et Agricole de Caoutchouc, SIAC avec différents centres de production à Bolombo, Mongili et Liboko et dont le centre d’exploitation se trouve à Bobala dans le secteur de Ngombe-Doko. En 2020 cette entreprise employait 589 agents, il y a aussi le Centre d’Adaptation de l’Agriculture Industrielle (CDAI) à Boso-Modjebo et la CELCO Molaba. Notons cependant que plusieurs plantations ont, malheureusement, été abandonnées depuis la période des grandes guerres (1997-2003) et les activités n’y reprennent que très timidement. Principales zones de concentration d’activités économiques et défis majeurs A côté de ces grandes entreprises agricoles, l’essentiel de l’activité économique dans le Territoire de Lisala est dans le négoce des produits vivriers locaux et manufacturés en provenance de Kinshasa et une grande partie en provenance de Kisangani et du Kivu. Ces entreprises sont concentrées dans le Chef-lieu Lisala où il y a des grands établissements tels que Afrifood (produits alimentaires manufacturés), Ets José Bwela (Commerce Général), Ets Beni Digital (Cosmétiques, hôtellerie), Ets Zola (Papeterie et Hôtellerie) et les boutiques et magasins des commerçants Nande principalement dans l’électronique et l’habillement. Principales infrastructures économiques et défis majeurs Des pans entiers de l’économie sont encore inexploités. Le Territoire a une vocation agricole avec des terres arables disponibles, mais ces dernières sont très peu exploitées. Les affaires commerciales ne connaissent pas une progression significative du fait de l’enclavement du Territoire et surtout du manque criant des infrastructures routières qui rend les échanges difficiles et les prix exorbitants. Par ailleurs l’accès au crédit reste un véritable casse-tête le Territoire ne disposant que d’une seule coopérative (BOMENGO) et qui est encore à ses débuts. Afriland First Bank est la seule banque disponible dans le Territoire et ses conditions d’octroi de crédit ne sont pas à la portée des citoyens ordinaires qui sont obligés de se jeter dans les bras des usuriers quand ils ne peuvent pas s’organiser en petits groupe pour la tontine. De la production locale La partie du commerce qui occupe la grande partie de la population est celle des produits vivriers issus de la production locale. Il y a principalement 11 cultures vivrières dans le Territoire de Lisala à savoir : le manioc, le maïs, le soja, riz paddy, banane plantain, arachide, courge, niebé, igname, patate douce et canne à sucre. Toutes ces cultures sont pratiquées dans les 3 bassins de productions Ngombe-Doko, Ngombe-Mombangi et Mongala-Motima. Si le manioc est la base de l’alimentation dans le Territoire, le maïs lui, est en grande partie produit pour être commercialisé en dehors du Territoire, principalement à Kinshasa. Des biens importés Les produits qui viennent par la voie fluviale du reste du pays pour être consommés à LISALA sont généralement : les produits de la BRALIMA, l’essence, les produits manufacturés tels que sel, sucre, vélos, tôles, barres de fer et les fûts vides. Par contre ceux qui quittent LISALA c’est généralement le bois scié, les grumes, arachide décortiqué, casiers vides de la Bralima, le maïs, les cossettes de manioc, le riz paddy, l’huile de palme, le caoutchouc et la braise (le makala). Taux de change et prix du carburant au litre à la pompe Taux de change flottant et prix du carburant appliqué au mois de Janvier 2023 Vendeur : 1$ = 2150 FC Acheteur : 1$ =2350 FC Prix du carburant Essence à la pompe 1 Litre = 3600 FC Prix du Gasoil à la pompe 1 Litre = 3000 FC |
| Section IV : Brève présentation des données sectorielles Situation sanitaire Le Territoire de Lisala possède 3 zones de santé, 3 Hôpitaux Généraux de Référence et 83 centres de santé. Les maladies récurrentes : Anémie ;Diarrhée simple ;Fièvre typhoïde ;Infections respiratoires aigües ;Maladie sexuellement transmissible ;Paludisme. Une grande partie des médicaments pour soigner ces maladies sont disponibles dans les centres de santé et pharmacies. Le ravitaillement des hôpitaux en termes de médicaments était assuré grâce au Projet PARSS (Programme d’Appui à la Réhabilitation du Secteur de Santé), pour le moment il est assuré par le Centre d’Approvisionnement des Médicaments Essentiels (CAMENE). Il faut, néanmoins signaler que le nombre de médecins est encore réduit par rapport à l’importance de la Population, comme nous pouvons le constater dans le tableau ci-après : Zone de Santé Hôpitaux Centres de Santé Infirmiers Médecins LISALA 1 34 334 8 BINGA 1 32 162 4 BOSO-MANZI 1 17 82 3 TOTAL 3 83 578 15 Les infrastructures des HGR sont vétustes, bien que les bâtiments soient encore en bon état. Les lits de malade ainsi que les matelas ont déjà donné le meilleur d’eux-mêmes et pourtant le remplacement ne suit pas. D’une capacité d’accueil de 222 malades, l’HGR de Lisala ne compte que 156 lits et il y a des pavillons qui sont complètement vides. L’HGR de Binga est privé, il appartient à la Société de Cultures qui assure sa gestion. Ses infrastructures ont déjà de l’âge, mais elles sont plus ou moins bien entretenues. L’HGR ne dispose pas d’un équipement adéquat pour traiter toutes les maladies. Le tarif forfaitaire pour les soins est fixé à 4.000fc pour les malades ambulants et la consultation à 3.000fc. Les travailleurs de la Société de Cultures ne payent pas directement les frais des soins, ils se font soignés et les frais des soins sont déduits de leur salaire conformément à leurs accords avec leur employeur. Dans les trois zones de santé, les médicaments pour soigner la malaria, sont fournis par l’organisation SANRU (Santé Rurale) qui effectue la distribution en collaboration avec les ONGs nationales Centre de Développement Intégral (CDI Bwamanda) et Centrale d’Approvisionnement en Médicaments Essentiels (CAMENE). Mais dans toutes ces zones de santé, les responsables estiment insuffisante la quantité de ces ACT par rapport aux besoins. |
| Agriculture et défis de développement rural Production vivrière Production pérenne Produits Bassin de production Produits Bassin de production Arachide Mongala-Mutima, Ngombe-Doko et Ngombe-Mombangi Cacao Mongala-Mutima, Ngombe-Doko et Ngombe-Mombangi Maïs Mongala-Mutima, Ngombe-Doko et Ngombe-Mombangi. Café Mongala-Mutima, Ngombe-Doko et Ngombe-Mombangi Manioc Mongala-Mutima, Ngombe-Doko et Ngombe-Mombangi. Hévéa Mongala-Mutima, Ngombe-Doko et Ngombe-Mombangi Riz Mongala-Mutima, Ngombe-Doko et Ngombe-Mombangi. Palmier à Huile Mongala-Mutima, Ngombe-Doko et Ngombe-Mombangi Quant aux cultures pérenne, il s’agit principalement de l’hévéa, du palmier à huile et du cacao qui sont entretenues dans le secteur de MONGALA-MOTIMA principalement à BINGA par le CDAI (Centre d’Adaptation de l’Agriculture Industrielle ) sociétés SCC (Société de Culture au Congo), GRANELA et CELCO appartenant au groupe BLATTNER. A côté de l’activité agricole se développe l’élevage des gros et petits bétails ainsi que la volaille entretenu par les ménages. Sur les 11 cultures vivrières, quelques-unes, comme le manioc, le riz, le maïs, l’arachide et le niebé connaissent une progression appréciable alors que d’autres comme la courge et la banane sont en train d’être abandonnées progressivement, le courge suite aux attaques des criquets et des maladies et la banane suite au mauvais état de la route nationale N°6 qui ne permet pas l’acheminement de ce produit, difficile à conserver, vers les grands centres de consommation. Les autres cultures telles que la patate douce, l’igname et le soja suivent leur cours normal, les productions ne sont pas importantes et sont généralement destinées à la consommation des ménages qui les produisent. Education Le territoire de LISALA a trois sous-divisions. La sous-division de Lisala 1 compte 325 écoles dont 219 primaires et 106 secondaires. La sous-division Lisala 2 compte 195 écoles dont 142 primaires et 53 secondaires alors que la sous-division Lisala 3 compte 207 écoles dont 134 primaires et 73 secondaires. Les salles de classes sont en majorité construites en paille et les meilleures écoles se trouvent dans la ville de Lisala. Le Territoire de Lisala compte également quelques établissements d’enseignement universitaire dont une université « UNILIS » ainsi que quatre instituts supérieurs : l’Institut Supérieur Pédagogique, l’institut supérieur des techniques médicales, l’Institut Supérieur Technique Mgr Nkinga ainsi que l’Institut Supérieur des Etudes Agronomiques ISEA. Toutes ces institutions se trouvent dans le secteur de Ngombe-Doko à Lisala à l’exception de l’ISEA qui se trouve à Mondongo à 24km de la ville de Lisala. Environnement et enjeux de développement durable Lisala est un Territoire à fort potentiel de développement. Déjà par son emplacement au bord du fleuve, dont les richesses halieutiques sont impressionnantes, il est ouvert aux autres parties du pays, notamment les villes de Bumba, Kisangani, Mbandaka et Kinshasa. Cette liaison naturelle faciliterait les échanges entre Lisala et le reste du pays. Il dispose d’une vaste étendue de la forêt avec des essences d’arbres diversifiées, recherchées et appréciées dans l’industrie du bois. C’est le cas de l’afromosia, de l’iroko et le sapelli qui sont exploités malheureusement en grande partie d’une manière artisanale. L’agriculture constitue l’activité principale de la Population et pourtant beaucoup d’espaces cultivables sont encore inexploités. Cette activité est totalement manuelle et l’activité pastorale complètement extensive et très peu développée. La mécanisation de ces activités multiplierait la production et cette création des richesses améliorerait le niveau de vie de la Population sur le plan aussi sanitaire que financier. L’électricité constitue encore un véritable casse-tête alors que les techniciens du domaine, estime qu’il est possible de produire du courant (10 mégawatts) en procédant à l’installation d’un mini-barrage sur la rivière Langa-Langa qui a un débit convenable et qui se trouve à moins de 10 km de la ville de Lisala. Energie et accès à l’eau potable Le Territoire de Lisala n’a pas accès à l’eau potable et à l’électricité. La principale source d’énergie dans le Territoire de Lisala reste le bois de chauffage. Tous les ménages du Territoire recourent à cette source pour faire la cuisine et quelques autres travaux qui nécessitent l’énergie calorifique telle que la production de l’huile de palme. Le groupe électrogène (à essence) est utilisé par les différentes sociétés industrielles et entreprises de transformation telles que menuiseries et moulins, mais aussi par certains ménages nantis pour la charge des téléphones, ordinateurs et téléviseurs. L’énergie solaire est aussi très utilisée par les ménages et les micro-entreprises qui font la charge des téléphones ou la vente des matériels électroniques. L’utilisation combinée de ces deux sources d’énergie est aussi observée dans les structures sanitaires et les bureaux des différentes organisations. Pour le reste la Population utilise le bois de chauffage pour la cuisine et le pétrole pour allumer leurs lampes tempêtes la nuit. Après une longue période d’inactivité dans le Territoire depuis 1990, la société nationale d’électricité SNEL a timidement repris les activités en 2018 en revisitant les anciennes installations et en réhabilitant l’éclairage public dans la ville de Lisala. Tirant l’essentiel de son énergie d’un groupe électrogène la petite quantité produite ne bénéficie pas aux ménages. Déficit infrastructurel et niveau d’inter connectivité des réseaux locaux Pour accéder au Territoire de LISALA le voyageur a le choix entre la voie routière, la voie fluviale et la voie aérienne. Il existe une route à intérêt national, la Nationale N°6 qui relie LISALA à BUMBA, cette route est longue de 40 km et s’arrête au pont Djambo. La même nationale N°6 relie LISALA à BUDJALA en passant par AKULA. Cette route longue de 190 Km est malheureusement dans un état de délabrement avancé et le trafic est très difficile en période pluvieuse. Il y a une route à intérêt provincial reliant LISALA à MONGILI. Elle est longue de 140 km mais 60 km seulement sont en moyen état, le reste est impraticable. L’entretien de cette route avait été confié aux entreprises SICOBOIS et SOFORMA qui exploitent le bois sur l’axe LISALA-LIBOKO, mais depuis que les activités de ces deux entreprises sont au ralenti, l’entretien est abandonné et la route devient de plus en plus impraticable. Les routes de desserte agricole étaient jadis entretenues par l’UNOPS dans le programme PARRSA, mais restent aussi impraticables en grande partie. Notons, qu’à part quelques kilomètres asphaltés et en moyen état sur la route urbaine reliant l’aéroport au port de LISALA, tout le reste des routes du Territoire de Lisala sont en terre et généralement impraticables. Par la voie fluviale, LISALA est relié à BUMBA, à KISANGANI et à MBANDAKA. La rivière MONGALA est aussi navigable et relie le Territoire de LISALA à celui de BUSINGA au Nord. Le fleuve est navigable pendant toute l’année. Néanmoins pendant le mois de Mars à Juillet, qui correspond à la période de décrue, les eaux sont en baisse et la navigation est difficile sur le fleuve. Beaucoup de bateaux ne naviguent pas car cette période correspond aussi à la saison culturale, période pendant laquelle il n’y a pas assez de marchandises à transporter. L’aéroport de Lisala est encore fonctionnel, bien que dans un état de délabrement avancé. Il reçoit chaque semaine les avions des compagnies Aïr Kasaï et Malu Aviation. Section V : Projet de développement en cours Projet du gouvernement central |
| Dans le cadre du projet de développement local des 145 Territoires, il est prévu quelques réalisations dans différents secteurs socio-économiques pour l’amélioration et le développement des infrastructures rurales. Ainsi : Dans le secteur de l’énergie : 3 forages de 150m et pompe intégré y compris l’option mini-réseaux dans les trois secteurs du territoire de Lisala. Egalement la construction de nouvelles microcentrales hydroélectriques y compris transport et distribution dans les 3 secteursDans le secteur des infrastructures : Réhabilitation de 124 km de route de desserte agricole et d’intérêt local, de 67 km de route d’intérêt provincial (Liboko-Bosomodjebo), la construction des logements des chefs des secteurs ainsi que 3 marchés ruraux ; construction et équipement des 3 écoles de référence et 3 centre de santé dans les 3 secteursDans le secteur de l’Economie : Structuration et professionnalisation des producteurs locaux dans les filières porteuses, appui pour acquisition et équipement de production et de transformation. Section VI : Défis majeurs pour le développement du Territoire |
| Avec l’avènement de la décentralisation, le Territoire de Lisala a vu sa Population s’accroitre de manière très rapide. Cette situation a causé une forte concentration dans la ville de Lisala qui n’avait jamais été préparée à contenir une si grande Population. Ainsi cette forte concentration et les activités anthropiques qui se sont développés à Lisala et aux alentours pour satisfaire les besoins de cette Population ont été à la base des terribles érosions qui menacent à ce jour l’existence même de la ville. Dans le secteur de l’Agriculture : Il y a manque de formation des agriculteurs pour les pousser à mieux s’organiser dans des coopératives et être plus productifs. Aussi l’agriculture qui constitue la principale activité des ménages reste pratiquée à très basse échelle et est fortement manuelle. Le mauvais état des routes de desserte agricole, les routes provinciales n’encourage pas les agriculteurs à être plus productifs.Dans le secteur de la santé : le personnel médical reste insuffisant par rapport à la population (moins de 30 médecins pour tout le territoire) et le peu de médecins disponibles sont concentrés dans les grandes agglomérations. Signalons aussi le manque des infrastructures sanitaires qui fait que dans beaucoup de zones la population n’a pas accès aux services sanitaires de base.Dans le secteur de l’éducation : les écoles sont généralement construites en paille, les élèves étudient dans les mauvaises conditions. Aussi les enseignants sont moins qualifiés et peu motivés ce qui influe sur le niveau général des apprenants. Dans le domaine de l’énergie : tout est encore à faire. La principale source d’approvisionnement en énergie reste le bois et cela joue négativement sur la protection de l’environnement. Ce manque d’énergie a aussi une incidence sur l’activité économique et l’artisanat qui ont du mal à décoller. Aussi l’accès à l’eau potable reste difficile dans les zones rurales, ce qui expose les populations aux maladies d’origine hydrique ;Dans le secteur des infrastructures : toutes les routes provinciales et nationales sont en terre et en grande partie en mauvais état ce qui limite les mouvements de la Population quand celle-ci ne peut pas utiliser la voie fluviale. Section VII : Atouts et opportunités de développement du Territoire Dotation en ressources naturelles |
| Le Territoire de Lisala est un Territoire à fort potentiel de développement. L’agriculture constitue l’activité principale de la Population, beaucoup d’espaces cultivables sont encore inexploités. L’activité agricole est totalement manuelle et l’activité pastorale complètement extensive et très peu développée. Dans quelques parties du Territoire (NGOMBE DOKO), l’agriculture connaît une stagnation suite au découragement de certains paysans qui éprouvent beaucoup de difficultés pour acheminer leur production dans les grands centres de consommation, le problème principal étant l’impraticabilité des routes (surtout les routes de desserte agricole dont les deux-tiers sont en mauvais état et la route nationale N°6 qui laisse à désirer). La pêche à la ligne est encore d’actualité malgré les quantités importantes de poissons dont regorge le fleuve. Ainsi la production n’est pas significative par rapport à la demande du territoire et ses voisins. L’artisanat bat encore son plein dans les domaines de menuiserie, de construction, de boulangerie, … presque tout se fait à la main. Cette situation est due d’une part, au manque d’expertise des opérateurs qui œuvrent dans ce secteur et, d’autre part, au manque de l’énergie pouvant permettre l’utilisation des machines adaptées dans ces secteurs. Le secteur énergétique est encore sous exploité alors que le territoire regorge de plusieurs cours d’eau. A en croire les spécialistes dans le domaine, la rivière Langa-Langa, situé à 8 Km de Lisala, aurait suffisamment des potentialités pour abriter un mini-barrage hydroélectrique et produire de l’énergie suffisante (10 Mégawatts) pour alimenter la ville de Lisala où la demande de cette denrée rare est très forte. Aussi d’autres mini-barrages peuvent être érigés sur les rivières Kombolo et Monyele. Le secteur de transport urbain intra-territorial est essentiellement assuré par les motocyclettes, les quelques véhicules utilitaires présents dans le territoire appartiennent aux différents responsables politiques et quelques hommes d’affaires. Les besoins sont donc présents et visibles dans tous les secteurs d’activités et les investisseurs qui désirent s’y lancer peuvent être sûrs d’y trouver leur compte. Démographie et capital humain La Population du Territoire de Lisala est jeune en grande partie et les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Il y a cinq grands groupes ethniques : les Ngombe et les Doko sont majoritaires et leur activité principale est l’agriculture, les Motembo vivent le long du fleuve et sont en grande partie pêcheurs et, en fin, les Moweya et les Mondunga qui sont minoritaires avec comme activité principale l’agriculture. |
