Mise à jour le 29 juin 2019
Province Tshuapa
Superficie 36 385 km²
Taille estimée de la population 372 342 hab.
(Source : Rapport annuel 2018 de l’Administration du Territoire)
Carte administrative
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Données géographiques et culturelles
Données géographiques
Créé en 19910 par un décret royal signé par le gouverneur général Léon PETILOK, le territoire de Monkoto est une entité déconcentrée de la province de la Tshuapa. Il s’étend du sud de la rivière Salonga jusqu’aux nouveaux frontières des nouvelles provinces de Sankuru, Kasai et Maï-Ndombe.
Il est limité au nord par le territoire de Boende, au nord-est par le territoire de Bokungu, au sud-est par le territoire de Lomela (Province de Sankuru), au sud par les territoires de Dekese (Province de Kasai), Kole (Province de Sankuru) et Oshwe (Province de Maï-Ndombe, au sud-ouest par le territoire de Kiri (Province de Mai-Ndombe) et nord-ouest par le territoire d’Ingende.
Ce territoire est composé de 3 secteurs (Bianga, Monkoto et Nongo), 28 groupements et 274 villages.
Coordonnées géographiques
Latitude : 1° 37′ 22.846’’ de latitude Sud ;
Longitude : 20° 39′ 14.232’’ de longitude Est et
Altitude : 369m
Le territoire de Monkoto est, par ses coordonnées géographiques, situé à cheval sur l’Equateur.
Climat
Il a un climat tropical, avec une alternance de saison dont la petite saison sèche qui commence de janvier à mars, la petite saison de pluie d’avril jusqu’à juin et la grande saison sèche de juillet à septembre, et enfin la grande saison de pluie d’octobre à décembre.
Hydrographie
Ce territoire est traversé par de nombreux cours d’eau dont les plus importants sont :
- Loile : Reliant Isanza à Bakako en passant par Yongo et Nongo ;
- Iyenge : Le plus poissonneux mais se trouve à l’intérieur du Parc National de la Salonga ;
- Lokoro : Reliant Boleko à Nkasa;
- Luilaka : Reliant Kemasondji à Bakako en passant par Boangi, Monkoto centre et Wafanya ;
- Momboyo : Reliant Bakako à Ingende en allant vers Mbandaka.
Végétation
Le territoire de Monkoto se trouve entièrement dans une zone couverte par la forêt édaphique liée aux sols hydromorphes.
Sol
Le sol du territoire de Monkoto est argileux et sablonneux et quant au sous-sol du territoire, il n’est pas encore exploré pour savoir de quel type de minerais il regorge.
Particularités et richesses du territoire
Le territoire de Monkoto possède à lui seul 52,3% de la superficie du Parc National de Salonga, la plus grande réserve de forêt tropicale pluviale et un grand réservoir d’eau douce. On y respire l’air naturel et climatisé.
Richesses du territoire
Le territoire de Monkoto possède des vastes espaces culturales et une pluviométrie abondante et élevée, ce qui favorise les activités agricoles.
Il est traversé par de nombreux cours d’eaux navigables toute l’année reliant les grands centres du territoire, ce qui favorise la pêche et l’évacuation des produits vers les centres de consommation.
Ce territoire est frontalier de huit territoires, ce qui peut faciliter les échanges culturels et commerciaux.
Données culturelles
Dans le territoire de Monkoto nous trouvons trois grandes tribus :
- les Nkundo,
- les Mbole et
- les peuples autochtones Batswa, peuples minoritaires.
Les Nkundo et Mbole sont majoritaires et nous les retrouvons dans tous les secteurs du territoire. Ils pratiquent l’agriculture, l’élevage, la pêche et la chasse. Les Batswa quant à eux, ils se trouvent dans dix-neuf villages dont 18 dans le secteur de Bianga au Nord-ouest et dans un village du secteur de Monkoto, dans la localité de Bongale III, vers le sud. Ils pratiquent aussi l’agriculture, l’élevage, la pêche et la chasse mais aussi la cueillette et la plupart des fois au service des peuples bantous, les Nkundo et les Mbole.
Langues parlées dans ce territoire
- Lingala ;
- Mongo.
Dans ce territoire le Lingala est la langue parlée par la majorité de la population et dans tous les milieux. Le Mongo est surtout parlé par les peuples originaires du territoire dont les Nkundo, les Mbole et les autochtones pygmées, les Batswa.
Principales activités
- Agriculture ;
- Pêche ;
- Elevage ;
- Petit commerce ;
- Chasse.
L’agriculture vivrière est restée l’activité principale, cela faisant suite à la faillite d’ENTRIAC (Entreprises Industrielles, Agricoles et Commerciales) et SOCOPLAN (Société Commerciale et Plantation) qui exploitaient l’huile de palme, l’hévéa, le café et le cacao.
A côté des activités agricoles on peut ajouter la pêche, l’élevage et la chasse. Il existe aussi le petit commerce de produits manufacturés et pharmaceutiques en provenance de Mbandaka.
Situation économique
Taux de change flottant appliqué au 29 mars 2019
Vendeur : 1$ = 1.600 FC Acheteur : 1$ = 1.500 FC
Nombre d’opérateurs économiques 54
Principaux opérateurs économiques
- ISETCHA MARTINIE Leblanc, œuvrant dans le commerce général, employant 5 travailleurs ;
- BOKWALA IMPEMA José, œuvrant dans la boulangerie et l’hôtellerie ;
- BOSIYO EDONNE, œuvrant dans le commerce général ;
- LIKOLO œuvrant dans le commerce général ;
- IMPINGA BOTOLEKI et MBOMA Béatrice, œuvrant dans le commerce général.
A ce jour on peut dénombrer 54 opérateurs économiques dans le territoire de MONKOTO. Les plus réputés de tous sont : Monsieur Le Blanc (ISETCHA MARTINIE), disposant un grand magasin de vente des articles divers, d’une buvette et faisant le transfert d’argent de Monkoto à Mbandaka grâce à un correspondant se trouvant à Mbandaka. L’autre est Monsieur José BOKWALA IMPEMA, distant une boulangerie locale et des auberges. Les autres ne disposent que des boutiques ou étalages travaillant seul ou avec un membre de la famille, généralement leur épouse ou leur enfant.
Principales activités des opérateurs économiques
- Vente des produits manufacturés ;
- Vente des produits pharmaceutiques ;
- Vente de la boisson ;
- Boulangerie locale ;
- Petite hôtellerie.
Les opérateurs économiques de Monkoto œuvrent dans la vente de produits manufacturés et pharmaceutiques, des articles divers, du carburant, la fabrication locale de pains et l’hôtellerie de fortune.
Principales activités des PME/PMI
GBR (Groupe Bontokos Repoma), en cessation des activités.
Auparavant il existait une PME dans le territoire de Monkoto, le GBR (Groupe Bontokos Repoma) qui œuvrait dans l’exploitation des bois, employait 8 ouvriers permanents et 15 journaliers. Il exploitait les bois et faisait le sillage et tentait en même temps de relancer l’agriculture dans le sud du secteur de Monkoto où il était installé, par la culture de manioc et de maïs. Cette PME disposait d’une baleinière qui faisait la navette Monkoto-Mbandaka. Malheureusement cette PME a cessé d’œuvrer en 2016 juste après quelques années de son installation à la suite d’une mauvaise gestion de la part de l’équipe dirigeante.
Grandes entreprises locales
ENTRIAC (Entreprises Industrielles, Agricoles et Commerciales, en arrêt d’activités ;
SOCOPLAN (Société Commerciale et Plantation), en faillite.
L’ENTRIAC est la seule grande entreprise du territoire de Monkoto qui existe aujourd’hui que de nom, elle est en arrêt d’activité total depuis 2014. Cette entreprise appartenant au Sénateur ENGULU BANGAPONGO qui disposait quatre plantations, à Bianga, Bafake, Luembe et Boangi et employait plus de 500 travailleurs. Elle exploitait les palmiers à huile, les caféiers, les cacaoyers, l’hévéa et le maïs et disposait d’une usine de transformation de l’huile de palme. Sa production était destinée principalement pour Kinshasa.
Autrefois il existe aussi SOCOPLAN, une grande société appartenant au Colonel BOOTO ITAMBALA qui possédait 500 hectares à Mbwanyama, dans le sud du secteur de Monkoto et employait plus de 200 travailleurs. Elle exploitait les caféiers et les cacaoyers et disposait une usine de décortication du café marchand qu’elle vendait en Europe via Kinshasa. Cette entreprise est tombée en faillite à la suite de la guerre de l’AFDL de 1997 où elle avait subi des pillages. Elle est arrêt d’activité depuis 2001.
Principaux produits agricoles
- Manioc ;
- Maïs ;
- Haricot ;
- Riz ;
- Huile de palme.
Le manioc est produit dans tous les 3 secteurs du territoire de Monkoto et est consommé soit en chikwange ou soit en tubercules bouillies. Une grande partie est également revendue dans les territoires voisins. Le maïs est également produit en très grande quantité et est essentiellement transformé en alcool local appelé « lotoko». Lequel est vendu dans tout le territoire et une grande partie de la production est également vendue aux territoires voisins, surtout à Mbandaka. Le reste de la production non transformée en alcool est vendu à Mbandaka où elle est transformée en farine. Le haricot est produit à une quantité non négligeable dans le secteur de Bianga essentiellement pour la consommation locale. Le riz comme la banane plantain sont produits dans tous les 3 secteurs du territoire et ils sont utilisés pour la consommation locale. L’huile de palme est produite en grande quantité aussi dans tout le territoire. Il est utilisé pour la cuisson, la fabrication de savons et des briques cuites.
Principaux produits non agricoles
- Beya ;
- Chenilles ;
- Miel ;
- Champignons ;
- Fumbwa
Les produits non agricoles les plus consommés dans le territoire de Monkoto sont des produits forestiers non ligneux (chenilles, beya, fumbwa et champignons). Les chenilles sont consommées pendant la période sèche tandis que les beya sont consommés durant toute l’année. Le miel est produit en grande quantité mais en cachette du fait de l’interdiction de la vente car selon les autorités locales, elle accroit le taux d’empoisonnement. Etant donné que le miel est réputé antipoison. Le fumbwa est consommeé par les habitants venant d’autres territoires car il n’est pas un aliment local de ce territoire.
Principales sources d’énergie
- Bois de chauffage ;
- Panneaux solaires ;
- Braise ;
- Lampe torche ;
- Groupe électrogène.
Le courant électrique n’existe pas dans tout le territoire de Monkoto. Le bois de chauffage est la source d’énergie la plus rependue dans le territoire. Le panneau solaire est utilisé par certains ménages pour l’éclairage la nuit. Pour le reste du territoire ce sont des lampes torches qui sont utilisées à la tombée de la nuit dans tous les ménages. Pendant la journée les différents bureaux des ONG utilisent des groupes électrogènes. Le bois de chauffage et la braise sont utilisés pour la cuisine dans les ménages mais aussi pour d’autres usages comme la transformation de l’huile de palme en savon et la fabrication de biques cuites.
Le territoire de Monkoto est un territoire réputé agricole mais faute de moyen de transformation de maïs en l’occurrence le courant électrique pour faire fonctionner les moulins, beaucoup d’agriculteurs ont abandonnent la culture de maïs au profit de celle de manioc facile à transformer.
Situation sanitaire
Nombre d’hôpitaux 1
Nombre de centre de santé 23
Le territoire de Monkoto possède un hôpital et 23 centres de santé dont 3 centres de santé de référence qui fournissent des services limités en médecine générale et en pédiatrie. Pour des cas graves, les malades sont acheminés à l’Hôpital Générale de Référence.
Il y a une grande pénurie des médicaments à l’Hôpital Général de Référence de Monkoto et dans les centres de santé à cause de l’enclavement du territoire. L’Hôpital Général de référence de Monkoto est situé dans la commune rurale de Monkoto. Cet hôpital date de l’époque coloniale. Il a commencé sous forme d’un dispensaire central en 1956, où il était dirigé par les auxiliaires de la santé et tous les soins chirurgicaux étaient orientés vers la Mission Catholique de Wafanya (à 49 km), où les Assistants médicaux intervenaient. Il a été transformé en Hôpital Général de Référence en 1973 à l’arrivée du premier médecin. On trouve en son sein des services de soin d’urgence, de gynéco-obstétrique, médecine interne, pédiatrie, chirurgie et laboratoire.
- Maladies les plus récurrentes
- Paludisme ;
- IRA (Infections respiratoires Aiguës) ;
- Diarrhée ;
- Anémie ;
- MPE (Malnutrition Proteinno Energétique).
Le paludisme est la maladie qui affecte plus les habitants de Monkoto étant donné qu’il se trouve dans une zone entièrement couverte par la forêt tropicale pluviale. La diarrhée qui se vit dans le territoire pourrait avoir pour explication l’approvisionnement en eau dans les rivières et les sources non aménagées. Quant à la malnutrition, elle est expliquée par une alimentation non équilibrée. Signalons que seul le HGR Monkoto possède un centre de dépistage du VIH/SIDA, malheureusement il n’y a pas un suivi pour les cas déclarés positifs à cause du manque des ARV.
Education
Enseignement primaire et secondaire
Ecoles primaires 146
Ecoles secondaires 74
Le territoire de Monkoto compte trois sous sous-divisions éducationnelles. La majorité des enseignants au primaire sont qualifiés, ce qui n’est pas le cas au secondaire. Les enseignants n’offrent pas une éducation de qualité faute d’une bonne motivation, dans la plupart des écoles les enseignements se font en lingala et mais aussi la plupart des écoles sont dépourvues de bancs pupitres et tableaux noirs alors les élèves éprouvent d’énorme difficulté pour lire et écrire. Etant dans une zone entièrement couverte par la forêt tropicale pluviale où il pleut abondamment, la majorité des écoles ne fonctionnent pas en période de pluie faute d’un bon bâtiment pouvant abriter les élèves d’où elles ne terminent pas le programme scolaire.
Enseignement supérieur et universitaire
Universités 0
Instituts supérieurs 1
Dans le territoire de Monkoto, il existe une seule institution d’enseignement supérieur, L’Institut Supérieur Pédagogique de Monkoto situé dans la commune rurale Monkoto. On y organise deux sections, les Sciences exactes avec comme options Sciences agronomiques et vétérinaires, biologie et chimie et les Lettre et Sciences sociales avec comme options Français et Langues africaines, histoires et sciences sociales et GAISF (Gestion et Administration des Institutions Scolaires et de Formation). L’ISP Monkoto ne dispose pas d’un bon bâtiment pour les enseignements ni des professeurs ou de bibliothèque pour les recherches. Tous les étudiants de cette institution proviennent des différentes écoles de la place
ONG et projets
Nombre d’ONG 3
Principales activités
- Conservation de la biodiversité ;
- La recherche biologique ;
- L’inventaire biologique.
Il existe trois ONG œuvrant dans le territoire de Monkoto dont deux ONG internationales (WWF et ISCO) et une ONG nationales (AASD). Ces ONG œuvrent tous dans la conservation de la nature en faisant les recherches biologiques, les inventaires biologiques et la sensibilisation sur la protection de la faune et la lutte anti braconnage.
L’AASD (Aide, Solidarité et de développement aux plus démunis) et une vingtaine d’associations locales œuvrant dans l’agriculture, la protection des droits des pêcheurs et la défense des droits humains.
Principaux projets de développement financés par le Gouvernement
- Le projet PROSERB (Projet de Soutien à l’Education de Base) sous financement de PME (Partenariat Mondial pour l’Education) à travers le Ministère de l’EPS-INC ;
- Le projet PRRISS (Projet de Reconstruction et de Réhabilitation des Infrastructures Scolaires et Sanitaires) sous financement du gouvernement à travers le BCECO ;
- Réhabilitation de la Route Provinciale Monkoto-Boende, RP 314, exécuté par AASD (Action d’Aide, Solidarité et Développement aux plus Démunis) sous financement du Ministère des TPIR à travers l’Office de Routes.
Le projet gouvernemental PROSEB a permis la dotation en manuels scolaires de français et mathématiques pour les classes de 3ème années primaires jusqu’en 6ème primaire et de sciences pour les classes de 5ème et 6ème primaires mais aussi les manuels d’éducation civique et morale pour les classes de 5ème primaires. Il a également financé la construction d’un bâtiment pour les Centres des Ressources Educatives des Sous-Divisions de Monkoto dans la commune rurale de Monkto.
Le projet PRRISS devrait permettre la reconstruction des 4 écoles dans le territoire de Monkoto, n’a à ce jour fiancé que 3 écoles. Il s’agit de l’Ecole Primaire Bokele, Ecole Primaire Monkoto Ville et Ecole Primaire Manga. Toutes ces écoles sont inachevées, la première est exécutée par World Vision et est en arrêt de construction depuis plus de trois ans, la deuxième école et la troisième sont exécutées par Caritas et leur construction avance à pas de tortus.
Le projet de la Réhabilitation de la route Boende- Monkoto, RP 314, prévoit les activités de débroussaillage, abattage, scavation, drainage, création de faussées et sainiers. Ce projet commence en janvier 2016 est en arrêt d’activité actuellement après avoir réalisé 25 km sur le 225 prévus.
Principaux projets de développement sous financement autre que le Gouvernement
- Projet Forêt et Conservation de la Nature, PFCN, exécuté par WWF sous financement de la Banque Mondiale ;
- Programme Agricole Rural et de Conservation du Complexe de la Salonga (PARCC), exécuté par ISCO sous le financement de l’Union Européenne (11ème FED) à travers WWF ;
- Alphabétisation des filles-mères et peuples autochtones, exécuté par AASD (Action dé, Solidarité et Développement aux plus Démunis) sous financement de l’SAID et CAFEC à travers WWF.
Le Projet Forêt et Conservation de la Nature de WWF a comme objectif la préservation de la biodiversité et les services écologiques fournis par le Parc National de la Salonga à travers l’amélioration de sa gestion. L’ONG ISCO bénéficiant du financement de WWF grâce à son expertise fait la protection et la valorisation du capital environnemental du PNS et sa périphérie tout en améliorant les conditions de développement durable des populations environnantes.
Le projet d’Alphabétisation des filles-mères et peuples autochtones de l’ONG AASD a pour objectif de développer les capacités des communautés locales et peuples autochtones du corridor. A travers ce projet, AASD sensibilise les communautés sur le bienfondé de la conservation. Il apprend aux communautés comment lire et écrire afin de comprendre le message lié la conservation.
Accessibilité et tourisme
Accessibilité du territoire
- Routes Oui
- Voies aériennes Oui
- Biefs navigables Oui
- Train Non
L’accès au territoire de Monkoto se fait soit par voies routières, soit par les biefs navigables mais aussi par voie aérienne. La seule voie d’accès terrestre est la Route Provinciale 314 Monkoto-Boende qui nécessite une maintenance permanente. Les transports par moto et par vélo restent les seuls modes de transport car les ponts sont en mauvais états et les bacs non opérationnels. Le territoire de Monkoto possède trois principaux ports, le port de Monkoto qui est au chef-lieu du territoire, le port de Wafanya et le port de Lokoro où les baleinières et les convois des pirogues motorisées accostent en moyenne trois à quatre fois par mois. Il existe un piste d’atterrissage de brousse à Monkoto-Centre qui fonctionne malgré le mauvais état dans lequel il se trouve car dépourvues d’un système de balisage et de tour de contrôle. Les petits avions y atterrissent en moyenne une fois le mois avec 6 passages en moyenne à bord souvent des agents ou partenaires de WWF ou ICCN et des chercheurs.
Réseaux de communication
- Africel Non
- Airtel Non
- Orange Non
- Tigo Non
- Vodacom Oui
Le seul réseau de communication existant dans le territoire de Monkoto est Vodacom qui couvre seulement une partie de la commune rurale de Monkoto et dont l’antenne fonctionne à l’aide de panneaux solaires. Le réseau est disponible de 3h00 à 23h00 et quant à la connexion internet mobile, elle n’est pas permanente avec un débit très faible. On trouve quelques maisons de vente de cartes SIM et qui offrent un service minimum de M-Pesa car elles éprouvent souvent les problèmes de manque de la monnaie électronique. Les SIM blanches ne sont pas disponibles sur le marché. La recharge des unités se fait uniquement par flash car il n’y a pas de cartes prépayées.
Attraits touristiques
- Parcs Oui
- Jardins botaniques Non
- Jardin zoologiques Non
- Chutes d’eaux Non
- Sites touristiques Oui
- Sites sacrés Non
Il existe une réserve naturelle dans le territoire de Monkoto, le Parc National de Salonga. Au coeur du bassin central du fleuve Congo, le Parc national de la Salonga est la plus grande aire protégée de forêt dense humide du continent africain. Cette réserve est gérée par des ONG telles que WWF et WCS sous la tutelle de l’ICCN. C’est un site touristique mais à cause du problème d’accessibilité du territoire peu des touristes y arrivent tant nationaux qu’étrangers mais aussi les animaux protégés ne sont pas encore domestiqués.
Espèces phares de la faune
- Chimpanzé nain ou bonobo (pan paniscus) ;
- Colobe d’Angola (colobus angolensis) ;
- Eléphant de forêt (laxodonto africana cyclotis);
- Paon Congolais (Afropavo congensis) ;
- Guépard (acinonyx).
La faune du Parc national de la Salonga constitue un exemple d’évolution biologique et d’adaptation des formes de vie dans un environnement de forêt ombrophile équatoriale complexe. Il constitue un biotope de plusieurs espèces fauniques menacées : éléphant de forêt, paon du Congo, chimpanzé nain (bonobo), perroquet, gavial africain encore appelé faux crocodile et d’autres espèces animales communes : potamochères, petits singes, léopard, loutre, hippopotames, antilopes, nombreuses espèces de poissons et d’oiseaux.
Espèces phares de la flore
- Pericopsis elata (afromosia) ;
- Entandrophragma candolei ;
- Entandrophragma angoleasis ;
- Entandropgragma cylindricum ;
- Milicia excilsa ;
- Staudtra gaboneasis.
Le Parc National de Salonga est le règne de plus de 200 espèces végétales endémiques. Comme tel, il joue un rôle fondamental dans la régulation climatique et la séquestration du carbone. Il représente l’un des très rares biotopes absolument intacts existant encore en Afrique centrale. Il comporte en outre de vastes zones marécageuses et des galeries forestières pratiquement inaccessibles, qui n’ont jamais été explorées et qui peuvent donc être considérées comme pratiquement vierges.
Situation sécuritaire
La situation sécuritaire dans le territoire de Monkoto est relativement calme depuis l’arrivée des militaires FARDC, venus dans le cadre de l’opération bonobo pour la lutte contre le braconnage. Il existe un conflit des limites entre l’ICCN et les populations autochtones sur la limite du Parc National de la Salonga et les forêts de chasse de ces derniers. Sinon on déplore le faible effectif de la police, l’absence d’un tribunal de paix et d’une prison.
Opportunités de développement
Le territoire de Monkoto possède des vastes espaces culturales et une pluviométrie abondante et élevée, ce qui favoriserait les activités agricoles si l’on disponibilisait les intrants agricoles, organiser le système d’encadrement des producteurs et ainsi augmenter la production agricole ;
Il est traversé par de nombreux cours d’eaux navigables toute l’année reliant les grands centres du territoire, ce qui favoriserait la pêche et l’évacuation des produits vers les centres de consommation si l’on augmentait les flottes navigables et ainsi améliorer la production halieutique et l’évacuation et la commercialisation des produits agricoles animale et halieutique du territoire ;
La réhabilitation des infrastructures de transports et de communication par la réhabilitation de routes de dessertes agricoles existantes et routes d’intérêt général faciliterait l’évacuation des productions agricoles et le désenclavement du territoire ;
La relance des activités économiques pourrait se faire par la subvention par l’Etat de l’ENTRIAC et la SOCOPLAN et ainsi absorber le chômage qui se vit dans le territoire ;
La présence du Parc National de la Salonga pourrait avoir un aspect positif sur l’afflux de devises si l’on développait les structures de tourismes et ainsi augmenter le pouvoir d’achat de la population et améliorer l’accès des populations rurales aux biens et services de base ;
Ce territoire est frontalier de huit territoires, ce qui pourrait faciliter les échanges culturels et commerciaux.
