Pendant la même période, on observe une stabilité du pouvoir d’achat pour le panier alimentaire à base de maïs ainsi que pour celui du panier alimentaire à base de manioc. Cette stabilité du pouvoir d’achat pour les deux paniers alimentaires serait liée à la stabilité de la rémunération des travaux champêtres et à la stabilité du coût de ces paniers alimentaires.
En revanche, l’accès au panier alimentaire à base de maïs et/ou de manioc reste difficile à l’Equateur (Bolomba, Lukolela), au Kasai Central (Dibaya, Kananga, Kazumba), au Lualaba (Mutshatsha, Sandoa), au Sud Kivu (Fizi, Kabare) et à la Tshuapa (Boende, Djolu, Monkoto). Au Nord Kivu, l’activité militaire contre les rebelles du M23 est un facteur explicatif de l’instabilité des prix dans ce coin.
En Ituri, les groupes armés ADF et CODECO sont aussi à la base des instabilités dans plusieurs territoires avec des répercussions négatives sur les moyens de subsistance des ménages ainsi que le fonctionnement des marchés.
Par ailleurs, la situation de la crise en Ukraine impacte déjà sur les prix des denrées alimentaires importées y compris les produits équivalents localement produits notamment les céréales, les légumineuses, l’huile… Ceci est plus observé dans des grandes villes comme Kinshasa, Goma, Bukavu et Lubumbashi.
